Journal d’expatriation #5 : 1 an à Montréal

Un an. Voilà, ça fait 12 mois précisément qu’on est là. J’écris cet article dans un chalet, à la pointe de la Gaspésie tandis qu’il fait nuit et que le ressac de l’océan vrombit au dehors. Ça fait aujourd’hui 12 mois que nous sommes chez nous au Canada, que Montréal est désormais notre maison et que le Québec notre province d’accueil. Le Canada quoi ! Vous vous rendez-compte ? Ça me sonne encore fou lorsque je le dis tant ce pays a un truc un peu magique, un peu spécial quand on se le représente. Avant que l’on ne déménage pendant notre grand tri j’étais retombée sur un vieux journal intime dans lequel j’avais écrit qu’un jour j’aurais un chalet au Canada. Alors le chalet, il n’est pas (encore ?) là, mais le Canada il est bien là : j’ai les pieds dessus depuis un an ! Si on m’avait dit un jour que je sauterais le pas et que je vivrais à l’étranger, même plus sur le continent Européen, je ne suis pas certaine que je l’aurais cru immédiatement. Un an c’est si peu à l’échelle d’une vie et ces douze derniers mois m’ont paru passer à une vitesse folle ! Je me rappelle encore le stress, l’angoisse, la panique, le flou intense que l’on a traversé l’an dernier avant d’embarquer dans notre avion, les deux chats sous le bas et Newton bien au chaud dans son panier dans la soute. Ça a été un tel chamboulement dans nos vies… et un chamboulement que je referais encore et encore si on me demandait si c’était à retenter. Car c’est bien la meilleure décision que l’on ait pu prendre et on est si heureux d’avoir osé changer de vie pour réaliser l’un de nos rêves que oui, c’était bien La Bonne Décision.

Un an à Montréal, ça fait quoi ?

Début 2018, en février, on commençait à se dire que ce serait peut-être bien de songer à acheter. Acheter une petite maison, un bout de pierre à nous à Rennes. Rendez-vous chez mon banquier, rendez-vous chez un courtier… les démarches n’étaient que tout doucement entamées mais on avait déjà visité deux maisons (horribles), deux autres nous étaient passées sous le nez… et puis on s’était Pacsés aussi ! Alors oui, c’est parce qu’on s’aime, mais c’était aussi parce qu’on souhaitait acheter, soyons un peu pragmatiques.

 Vous savez, on dit souvent qu’on ne vit pas pour les autres mais que l’on vit pour soi. Et c’est vrai. C’est encore plus vrai depuis que l’on a décidé de déplacer notre vie ailleurs.

Et puis patatra. Fin juillet, de nouvelles circonstances bousculent nos pensées, on balaye nos projets, on se pose sur notre canapé dans notre salon Rennais et on se dit « et si on partait vivre à l’étranger ? ». Vivre à l’étranger, on a toujours voulu le faire Flavien et moi. 5 ans de relation et l’idée avait toujours été là, dans un petit coin de nos têtes, sans trop savoir comment on allait pouvoir concrétiser ce projet. Et à ce moment précis on s’est dit : c’est trop bête, si on ne le fait pas maintenant on ne le fera jamais et un jour, on aura des regrets. Et les regrets, vous comme moi, on en veut le moins possible. Vous savez, on dit souvent qu’on ne vit pas pour les autres mais que l’on vit pour soi. Et c’est vrai. C’est encore plus vrai depuis que l’on a décidé de déplacer notre vie ailleurs.  On s’est concentrés sur nous à ce moment précis et on s’est dit tant pis, c’est le moment, dans quelques mois on était certains qu’on allait y arriver et qu’on vivrait au Canada. Plusieurs mois plus tard, et un an plus tard à présent, c’est fait : on y est. Le rêve américain ça n’a jamais été pour nous, on n’envie en rien le pays qui se trouve de l’autre côté de la frontière à 72km de chez nous, mais les grands espaces oui, les paysages incroyables nord-américains (et bien sûr ceux de l’autre côté de la frontière aussi), la bienveillance des canadiens, la douceur de vivre des québécois… Pour être honnête, on commençait à en avoir assez des évènements en France. On n’en pouvait plus du racisme ambiant (même si malheureusement, peu importe le pays, cette atmosphère est malheureusement globale et mondiale), du rejet de l’autre, de la haine constante de la différence. Alors si on n’a pas choisi de déménager pour fuir la France parce que notre pays, on l’aime c’est certain, cette mentalité là qui commençait vraiment à nous fatiguer a sûrement un peu joué, oui. Et puis il y a eu les gilets jaunes qui ont commencé juste après notre arrivée ici. On trouvait ça fou vu de l’autre côté de l’Atlantique, fou de voir que tout se cassait vraiment la gueule, qu’encore plus que d’habitude les citoyen·nes n’étaient pas écouté·e·s. Cet article n’est pas politique et je ne souhaite pas faire de politique ici, pourtant impossible d’être objective : j’étais triste de voir un tel égoïsme venant d’en haut, triste de voir que c’était de pire en pire et tellement en colère aussi. En colère aussi de voir que cette atmosphère de rejet de l’autre est mondiale et se vit partout, peu importe le territoire. Mais à ce moment là on n’en revenait pas de voir, sur les écrans des télés du métro, les rues brûler. Ça devenait tellement grave que les images étaient diffusées ici entre deux flash info locaux. L’expatriation c’est ça : avoir l’impression d’être à côté d’une scène et de la regarder de l’extérieur sans rien y comprendre. Et puis valider et comprendre plein de nouvelles choses : soupirer de dépit en entendant ce constant rejet du communautarisme alors que de notre point de vue de français à l’étranger, le communautarisme on le connait aussi en le vivant de l’intérieur.

Cette année à Montréal a été une année dont je me souviendrai toute ma vie. Vous le savez, je vous en ai parlé en juin dernier, mais cette première année ici a été une année qui a complètement chamboulé ma vie. Ça aurait pu arriver n’importe où, c’est arrivé sur le continent Nord-Américain. Je ne sais pas si j’aurais préféré vivre ce chamboulement en France. Peut-être pas, pendant les 6 mois précédents mon diagnostic j’ai ressenti une immense solitude et il m’arrive encore lorsque ça ne va pas de la ressentir encore, mais ici ou en France ça aurait été pareil, ce sentiment là n’est pas lié au pays dans lequel je vis. Alors je préfère que ce soit ici, parce que ça a marqué le début d’une nouvelle vie d’une façon encore plus claire.

Professionnellement, ça a été une année très bizarre. Compliquée je dirais : pas de travail pendant 6 mois, la boule au ventre le matin de ne pas savoir comment faire, mon compte en banque vide et cette désagréable sensation de devoir toujours compter sur Flavien pour nous deux. Depuis fin mai, tout va mieux. J’ai du travail, plein certains mois et j’ai plein de projets en cours et à venir. Des projets personnels un peu comme avant, j’ai toujours un peu de mal à me réserver du temps, mais l’essentiel est que je sois de nouveau indépendante financièrement même si j’ai toujours l’impression de mettre tout mon argent dans notre loyer ou bien dans mon compte spécial pour les impôts. Lors de nos tous premiers mois ici, j’ai réappris à vivre doucement : à profiter, à ne plus culpabiliser de ne pas travailler lorsque je me sentais trop fatiguée et j’ai depuis gardé cette habitude alors même qu’à Rennes je me flagellais de ne pas être constamment alerte et de me refuser des temps de pause. Je culpabilise parfois de ne pas avoir l’impression de profiter suffisamment de notre vie ici, mais je me laisse aussi le temps d’y aller à mon rythme. J’apprends à savoir qui je suis de nouveau à la fois en tant que personne qui vit dans une nouvelle ville/vie depuis finalement peu de temps. Et vous savez quoi ? Ça me va ainsi je crois. Il n’y a pas d’expérience parfaite, pas de modèle à suivre : que ce soit à propos du fait de vivre dans un autre pays ou à propos de toute autre expérience, c’est à vous de vous créer votre modèle.

Sinon, cette année on a voyagé : on a passé notre premier Noël loin de la France, dans un chalet perdu dans la forêt, sous la neige, à aller en maillot de bain dehors par -15°C pour aller boire des bières dans le jacuzzi, on est allés à New York fin février, c’était chouette et j’ai réalisé un rêve en allant voir le Roi Lion sur Broadway, on a redécouvert des coins qu’on connaissait de nos vacances en 2017 mais cette fois-ci en raquettes, sous la neige, on a découvert Montréal avec un regard différent, on est allés en Gaspésie, dans les Laurentides et en Ontario, sur un coup de tête on est allés voir l’océan dans le Maine en traversant le Vermont et le New Hampshire… bref, on a fait vraiment plein de trucs et c’était hyper chouette !

 La vie est douce ici, j’ai cette agréable impression depuis que l’on a posé nos bagage que c’est ici chez nous, que c’est notre Maison.

Mais alors, comment ça se passe en vrai la vie à Montréal me demanderez-vous ? La vie est douce ici, j’ai cette agréable impression depuis que l’on a posé nos bagage que c’est ici chez nous, que c’est notre Maison. La ville est grande mais on dirait que l’on vit dans un village. Tout est calme dans notre quartier et c’est ce que l’on recherchait : seules les sirènes de pompiers et de la police nous rappellent parfois que nous vivons bien en ville. L’hiver a été long et froid c’est vrai, mais pas si froid que ça. En tout cas, je m’attendais à bien pire (bon, le ressenti -37°C était particulièrement violent et je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie !), j’avais vraiment l’impression d’être de nouveau dans mon village d’enfance, dans les Alpes. Même impression. Seul le fait que l’hiver ait masqué le printemps pour durer jusqu’au début du mois de mai a été un peu pénible. Autrement, les saisons sont belles par ici : l’été a été parfait, comme pour nous redonner de la force pour repasser un nouvel hiver ! J’ai l’impression de vivre dans un film constamment, à voir les enfants vendre de la limonade à 0,50cts sur le trottoir, à aller me baigner à la piscine publique dans le parc (gratuite !) en fin de journée, à me prélasser dans le hamac et boire mon café sur l’escalier de secours, comme dans les films. On trouve parfaitement normal et compréhensible les différences entre les cartes de crédit et celles de débit, on est dans cette nouvelle posture d’expatriés un peu étrange où l’on sait que la France ce n’est plus vraiment chez nous physiquement sans encore en avoir saisi les contours. La vie est au ralenti, les gens ne se pressent pas, il y a des cafés partout, des places qui sont devenues nos places préférées (je vous parlerai de nos restaurants/trucs préférés sur un article dédié !), notre français se modifie peu à peu pour y mêler des expressions d’icitte et j’aime vraiment ça ! Et puis l’automne, on est encore plein dedans mais vraiment, jamais je n’ai vu un aussi bel automne ! Les couleurs sont incroyables, les rouges sont vifs, les oranges chaleureux, les jaunes pétillants et tout ça entremêlé du vert des sapins crée une ambiance toute particulière. C’est ça le Canada, comme sur les cartes postales et les documentaires à la télé. Est-ce que j’aime ma vie ici ? Oui, mille fois oui ! Je l’aime profondément, j’adore cette ville, j’adore ce pays et toutes les possibilités qu’il nous offre, j’adore le fait qu’il nous fasse grandir, qu’il nous apprenne plein de choses et qu’il nous ait permis d’oser à traverser l’Atlantique pour vivre ailleurs. À Rennes, nos proches se moquaient un peu de nous parfois en nous appelant les « papis » avec Flavien, parce qu’on aime bien parfois rester chez nous, qu’on aime être confortable à la maison. Je suis fière d’avoir pu prouver le contraire : qu’on aime être chez nous mais qu’on a été capable de faire tout valdinguer pour tout plaquer et recommencer notre vie ailleurs. Plein de proches sont venus nous rendre visite et cette année a été spéciale. Ça a été la première année de notre installation, on s’est baladé un peu, on a voyagé un peu aussi mais je sais que les prochaines années seront encore plus chouettes. On a pris à peu près nos marques, on est prêts pour la suite maintenant. Il y a tellement de choses à voir que je ne sais pas par quoi il va falloir que l’on commence mais une chose est sûre : on veut profiter du fait de vivre sur le continent américain pour en voir le plus possible. Le Québec est magique, grand et beau, mais il y a l’Ouest aussi, et puis l’Ouest de l’autre côté de la frontière, et l’Est, le Sud… bref, il y a bien trop de choses que je ne sais pas où donner de la tête et quelle destination sera la prochaine (en vrai, intérieurement je sais que l’une de nos prochaines destinations ce sera l’Ouest des États-Unis mais chut, je n’ai rien dit encore, on verra). En bref, je suis absolument ravie de notre expatriation/immigration ici ! C’est une expérience qui fait énormément grandir, qui fait voir le monde d’un œil nouveau et qui fait prendre de la distance par rapport à plein de sujets. Pour l’instant, toujours pas d’envie de revenir en France à un moment donné, comme je l’ai souvent dit cette année et avant que l’on ne déménage ce n’est pas quelque chose à laquelle on pense et que l’on peut prévoir. On revient passer quelques jours à la fin de l’année en France pour voir nos parents et quelques amis par la même occasion, parce que c’est parfois ça le plus compliqué : être loin et ne pas bien savoir quand est-ce que l’on se reverra.

Mais alors plutôt que de prévoir : profitons, on verra bien ensuite.

Allez Montréal, prête pour une année de plus ?

Quelques faits amusants/trucs à savoir :

- Les oreillers carrés n'existent pas, ils sont tous rectangulaires (ou alors, il faut acheter des oreillers à l'européenne).
- On se fait vite à calculer les taxes à rajouter aux prix et à rajouter les pourboires aux factures.
- Je sais cuisiner de la Poutine (j'ai prévu de tester une version qui pourrait passer à cuisiner en France sans les ingrédients d'ici, wait and see).
- On ne paye pas l'eau au Canada (ce qui a un effet pervers je pense pour les natif·ves d'ici qui gaspillent je pense beaucoup plus que nous qui sommes habitués à faire attention).
- On n'a pas pris l'accent (trop  tôt et pas tout le monde ne le prend) mais on a pris les expressions et certaines de nos phrases veulent dire quelque chose en québécois mais plus rien en français.
- Oui, les québécois sont vraiment gentils, plus serviables et moins râleurs. Quel bonheur !
- Les règles typographiques sont différentes en français-québécois de celles en français-européen : il faut utiliser celles appliquées en anglais, à savoir coller la ponctuation aux mots (Bonjour! au lieu de Bonjour ! par exemple). C'est peut-être un détail pour vous, mais en tant que graphiste j'ai fini par baisser les bras et accepter d'ajuster ma ponctuation selon la personne avec qui je parle à l'écrit...
- Ici pour prendre le bus, tout le monde fait la queue patiemment en attendant son tour ! C'est tellement plus agréable que de se bousculer...
- Dans les magasins, à la caisse, dans les bars, les restaurants, les services publics... partout en fait, tout le monde vous demande comment ça va (Comme "Allô ça va bien?"). La réponse n'est pas très importante, c'est juste une formule de politesse !
- Pour payer dans un bar ou dans un restaurant vous pouvez demander une ou plusieurs factures : la subtilité ici est que le serveur ou la serveuse se rappellera exactement qui a pris quoi et vous emmènera automatiquement la facture correspondant à votre commande, hyper pratique !
- Tout est traduit en français : le Québec n'autorise pas (sauf très rares exceptions) les noms anglais (par exemple lorsque j'ai créé mon entreprise, j'ai voulu associer mon nom d'entreprise Atelier Mouette à ma profession et si ce nom avait été en anglais je n'aurais pas eu le droit). Un exemple : Le Happy Meal au McDo s'appelle Joyeux Festin !
- On ouvre la plupart des bières en les dévissant à la main, trop pratique !

12 commentaires sur “Journal d’expatriation #5 : 1 an à Montréal

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    Repondre Julinfinity

    Je ne lis plus de blogs depuis des années, sans trop savoir pourquoi. J’en ai eu un pendant 5 ans, la fermeture a sûrement joué. Tout ça pour dire que je n’avais pas lu d’articles depuis TRÈS longtemps, et en voyant ton tweet, j’ai eu envie d’aller voir.

    Et bah j’ai bien fait. J’ai commencé à le lire, j’ai fait une pause pour aller voir l’autre auquel tu fais référence, et qui parle de ton autisme. Et ça m’a touché, tout en me donnant aussi beaucoup de positivité. Je sais pas trop pourquoi, mais j’ai vraiment aimé voir quelqu’un oser parler d’un handicap, c’est pas si simple.

    Enfin bref, j’ai aimé cet article et je viens de finir celui-ci que j’aime beaucoup aussi. Ça donne très envie de partir mine de rien, c’est une ville qui me fait envie. Mais j’ai l’impression qu’il est très compliqué de partir, en même temps je n’ai jamais cherché à me renseigner non plus. :p Et vraiment : les petits bonus à la fin c’était super intéressant, j’adorerais voir un article qui en regroupe encore plus !

    Voilà, j’ai fini mon petit roman. Je reviendrai te lire. J’ai l’impression de reprendre une petite habitude qui me plaisait à une époque, merci pour ça. ^^

    Julie.

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merci beaucoup Julie ton message me fait vraiment, vraiment super plaisir ! Il n’y a que sur mon blog que je retrouve à chaque fois ce plaisir d’écrire et de me laisser le temps d’écrire ☺️ Pour ce qui est des petits bonus à la fin il faut que je continue de noter ce genre de différences pour en faire un autre article dédié, j’oublie parfois et certaines choses finissent par me paraître normales mais c’est toujours amusant de faire le récapitulatif de ce genre d’anecdotes

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    Repondre Leslie - Tache de Rousseur

    Très bel article… qui donne très envie ! Je ne connais pas le Québec mais l’une de mes meilleures amies y a passé une année récemment et elle a adoré l’expérience ! Moi-même j’ai très envie de partir vivre ailleurs, moi qui ai toujours vécu en France, ce ne sera peut-être pas pour tout de suite, mais j’aimerais vraiment réaliser ce rêve un jour car comme tu le dis si bien : personne ne veut vivre avec des regrets :)

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merci beaucoup Leslie ! Je te souhaite de pouvoir un jour le découvrir (au moins en voyage ?) et pour ce qui est de l’expérience de l’immigration c’est quelque chose vraiment à part ! Pour longtemps ou non, ça marque c’est certain

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    Repondre Louise Grenadine

    Super cet article sur ton expérience ! :)

    J’ai beaucoup aimé ces petites anecdotes aussi. Je ne savais pas du tout que les noms anglais étaient interdits, mais du coup, ça explique toutes ces traductions parfois très amusantes. :D

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merci beaucoup Louise ! Héhé oui au final c’est juste à cause d’une question légale qu’il y a parfois des traductions un peu étranges !

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    Repondre Shandara

    Très beau texte qui me rappelle mon arrivée en France en 2002, il y a déjà très longtemps! Bien que de retour au Canada depuis 10 ans, j’ai adoré mon expérience d’expatriation, de la même façon que tu sembles apprécier la tienne. Heureuse de voir que tu te sens chez-toi ici. Bonne continuation :)

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merci beaucoup ! ❤️ Aucun doute, j’aime profondément le Canada ☺️

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    Repondre Mélyne

    Hello ! J’ai adoré ton article, je te suis depuis quelques années maintenant, et franchement celui-ci, en fin votre pas pour s’expatrier au Canada m’a encore plus donné envie de faire la même chose.. Avec mon copain nous envisageons de plus en plus de partir vivre au Canada et surtout à Montréal. Je suis actuellement en vacances à Sooke près de Victoria en Colombie Britanique. Et bien, ça aussi ça me donne encore plus envie de passer le pas ! C’est tellement beau et agréable ici ! Merci en tout cas de nous partager ton bonheur.

    Bises,
    Mélyne

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    Repondre Aimée

    Merci pour cet article, il fait rêver !

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    Repondre Lolli

    Quel bel article pour tes 1 an au Canada !! J’ai adoré te lire, et ton article donne envie de s’envoler pour ce beau pays. :)

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    Repondre Laurelas

    Un joli article, intime et doux, merci d’avoir partagé ça avec nous :)
    Quand j’étais petite, jeune ado, j’avais en tête de vouloir vivre au Québec, ça m’est passé, mais je viendrai visiter un jour je pense, ne serait-ce que pour voir l’automne chez vous, ça me fait trop rêver !

    Ah et je comprends enfin les traductions des films et autres choses au Québec ! Ahah, le mystère a été éclairci :D

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