S’améliorer en photographie : conseils, exemples & exercices pratiques

J’ai toujours aimé les images : la lumière, les couleurs, les formes… la façon dont une scène se transforme selon le regard que l’on choisit de lui porter. Illustratrice de métier, à mes heures perdues je photographie. J’adore ça, c’est un truc qui m’anime profondément : je trépigne d’impatience lorsque je sais que l’on va aller dans un nouvel (et bel) endroit en pensant en avance à toutes les images que je vais pouvoir y trouver. Je deviens impatiente, un peu fébrile, je suis parfois agacée quand je ne réussis pas à avoir le cliché parfait ou que je rate de peu une lumière particulière (je me rappelle d’une scène en Écosse que je n’ai pas pu photographier car on était en voiture en train de rouler : la lumière était incroyable et je suis encore frustrée en y repensant). Je ne prétends pas tout connaître en photographie, bien au contraire : j’apprends quotidiennement et c’est ce que j’adore dans toute pratique artistique ! Je me suis récemment remise par exemple à la photographie argentique qui est une pratique qui diffère complètement je trouve de ce que je fais habituellement et sur laquelle je suis encore complètement débutante. Le fait de savoir que notre marge de progression est infinie me permet de ne jamais de lasser et de creuser sans cesse pour m’améliorer, devenir meilleure dans ma pratique et savoir vers quoi je veux aller et comment. Je reçois de temps à autre des questions de votre part à propos des éventuels conseils que je pourrais vous donner et puisque le sujet me passionne, je me suis dit qu’un article complet pour vous aider si vous ne savez pas où et comment commencer pourrait certainement vous êtes d’une grande aide. Je ne suis pas photographe de métier et même si je suis amenée parfois à faire des photographies pour des clients, cette passion là est pratiquée à titre de passe-temps. Mes conseils sont donc uniquement des conseils tirés de mon expérience personnelle, à vous d’y puiser ce qui vous intéresse et de creuser ensuite le sujet.

Dans cet article, je ne vais pas vous apprendre à vous servir d’un appareil photo mais je vais vous parler de la façon dont on progresse en photographie, vous donner des exercices pour vous donner des indications sur comment expérimenter votre pratique, je vais vous parler de post-traitement et des logiciels et applications que j’utilise au quotidien, je vais également vous parler de mon matériel et des objectifs que j’utilise, je vais aborder le sujet de comment utiliser votre appareil en cas de conditions climatiques un peu plus extrêmes et enfin, également vous parler d’astrophotographie et de comment faire pour photographier les étoiles ou la Voie lactée. J’ai souhaité faire de cet article un vrai guide pratique pour vous parler de plusieurs sujets et espère qu’avec tout ça vous aurez les clefs pour progresser et savoir vers où aller. 

Je photographie depuis des années, j’ai commencé avec un compact lorsque j’étais adolescente au collège, puis mes parents m’ont offert mon premier réflex (un 450D) avec lequel je me suis vraiment fait la main avant de passer à un boîtier semi-pro, le 70D toujours de chez Canon avant de (une nouvelle fois) changer pour finalement faire toutes mes photos actuellement avec le 6D Mark II de chez Canon. Mais cet article n’a pas pour vocation de vous aiguiller sur quel appareil choisir, quelle marque est la meilleure, quel matériel j’utilise (quoiqu’il y aura un petit point à ce sujet en fin d’article pour vous donner toutes les références et mes préférences en terme d’objectif)… Peu importe l’appareil, votre façon de photographier reste la même et c’est en évoluant peu à peu et en changeant de boîtier lorsque je sentais que je recherchais quelque chose de plus complet que j’ai appris. Il n’y a pas de façon de faire parfaite, à titre personnel je suis plutôt partisane de commencer petit pour apprendre à pratiquer plutôt que de commencer directement avec le matériel le plus cher et le plus récent. Au final, même si c’est l’appareil qui prend la photo, c’est vous qui appuyez sur le déclencheur : cher ou pas, une photo peut parfaitement être complètement ratée avec un boîtier à 5000€ et particulièrement réussie avec un appareil dit pour débutants. Ce qui compte, c’est la personne derrière l’appareil, sa sensibilité et l’intention qu’elle met dans son cliché. Et si vous n’avez aucun appareil photo, je suis certaine que vous avez au moins un téléphone qui a une caméra. Le résultat sera un peu différent (quoique) mais mes conseils restent les mêmes.

Pas de complexe donc sur votre matériel, ce dont je vais vous parler dans cet article c’est de la façon dont j’ai appris à prendre mes photos et j’espère que certains de mes conseils pourront vous être utiles et vous aider !

Comment progresser en photographie ?

Prendre son temps et essayer

Je sais, il est frustrant parfois de ne pas réussir à obtenir le résultat escompté directement. On aimerait parfois tout connaître rapidement, devenir expert·e dans un domaine. Malheureusement la réalité est bien différente et à moins d’avoir une illumination et de passer de débutant·e à expert·e (en vrai, ça n’arrive que dans les films !), il faut du temps pour progresser et surtout, il faut s’accorder le temps de prendre son temps. C’est ça qui fait la beauté d’une pratique artistique : vous allez forcément progresser et votre façon de faire se modifiera tout au long. Vous allez y arriver promis, peut-être pas à la même vitesse que la personne à côté de vous, peut-être qu’il vous faudra des mois pour affiner votre œil, mais tant que vous pratiquez vous ne pourrez que progresser. Pour ça il vous faudra essayer encore et encore : il n’y a pas de secrets. Pour n’importe quelle discipline artistique, pour s’améliorer il faut pratiquer sans relâche. Ce qui peut être frustrant lorsque vous débutez deviendra rapidement un marqueur de votre progression et la satisfaction de comparer vos premiers essais et vos photographies actuelles est un moteur qui doit vous aider à persévérer. Pour ça, conservez des archives de vos photographies préférées : au fil des années vous constaterez que finalement ces photos étaient bien sur le moment mais que celles que vous prenez maintenant sont bien meilleures et ça, c’est chouette ! Cela veut dire que vous avez grandi et que votre maitrise de la photographie a grandi avec vous. N’est-ce pas la plus belle des récompenses ?

S’inspirer

S’inspirer mais pas copier : pour progresser il est bon d’avoir des modèles, des exemples, des personnes dont vous aimez particulièrement le travail et dont le travail vous touche. Savoir vers quoi vous voulez tendre vous donnera un point d’accroche pour vous entraîner plus facilement si vous ne savez pas comment débuter. Regardez ce qui fonctionne, quel type de photographies vous aimez, essayez de les reproduire au début pour comprendre la façon dont les images sont construites et pourquoi tel cadrage donne tel rendu. Au fil du temps et avec l’expérience, ces « petites-roues » vous permettront d’être de plus en plus à l’aise, de comprendre comme « une belle photo » (pour vous) marche et ainsi vous permettre au fil du temps de vous éloigner de ces modèles pour peu à peu vous approprier vos photographies. Le but est de s’inspirer, pas de copier. Le but est aussi de vous approprier les photos que vous faites : qu’elles soient à vous, qu’elles ressemblent à votre personnalité, votre sensibilité et ne pas les faire être de pâles copies de photographies déjà existantes. Trop s’accrocher peut avoir l’effet inverse et vous empêcher de créer. Comme les petites-roues du vélo en somme. Vous aurez l’impression de savoir faire mais au final, les photographies faites si elles sont complètement calquées sur celles de quelqu’un d’autre ne vous appartiendront pas vraiment. Et puis, en terme de légalité, ce n’est pas non plus une très bonne idée que de plagier quelque chose qui existe déjà.

Et puis, l’inspiration c’est quelque chose qui doit se faire en continu pour progresser, vous pousser à faire autrement, à ne pas faire continuellement les mêmes clichés et à aussi vous faire penser à des photographies que vous n’avez jamais essayées : cet angle de vue de cette photographie que vous adorez, pourquoi ne pas vous en inspirer pour une future photographie d’une scène complètement différente ?

Regarder autrement

Faites trois pas de côté, au sens propre comme au sens de figuré, et essayez de regarder la scène devant vos yeux différemment. Est-ce que la photographier au niveau de vos yeux a-t-elle vraiment un intérêt ? Y a-t-il un autre angle qui serait plus intéressant ? Jouez avec les plans, la profondeur de champ, les détails que vous avez devant vous pour créer votre propre histoire. Parfois c’est vrai, cette photo qui a faite mainte et mainte fois est vraiment belle alors ne vous privez pas et ne vous frustrez pas : faites-la si vous avez envie de la faire ! Il n’y a pas de règles et ce serait dommage de vous mettre des barrières, surtout si vous êtes en vacances à un endroit précis que vous rêviez de voir ! Mais n’oubliez pas que derrière un cliché il y a une personne et cette personne c’est vous : n’avez-vous pas envie d’y raconter une histoire ? De vous rappeler du moment où vous l’avez prise ? Si vous publiez vos photos sur Instagram est-ce que vous avez vraiment envie de publier une énième photo avec le même angle, le même point de vue et le même cadrage que toutes les personnes qui ont publié une photo de ce lieu que vous avez devant vos yeux ? Parfois oui, c’est chouette, je pense notamment à cette fameuse photo à New York depuis le Top of the Rock que j’ai faite et que plein d’autres gens ont faite : la vue est sublime, c’est certain ! Selon l’heure de la journée la météo… Alors ne vous privez pas ! Mais je suis certaine qu’il y a autre chose à faire parfois : peut-être pas mieux, peut-être que si cette photo est prise ainsi c’est qu’elle est vraiment belle comme ça, mais peut-être aussi qu’il y a un truc que vous pouvez lui ajouter pour la rendre complètement à vous et vous l’approprier. Y ajouter votre « truc », votre sensibilité, votre histoire. Y ajouter un peu de vous en somme.

Trouver de l'unité dans ses photographies

De l’unité dans vos photographies

Ça, ce n’est pas quelque chose qui s’apprend. À force de votre apprentissage, de vos expérimentations, votre style va se faire. C’est quelque chose de subtil, un style ça ne s’apprend pas, ça se développe. C’est frustrant aussi parfois : mais à force vous trouverez vos préférences, ce que vous aimez particulièrement photographier : êtes-vous plutôt dans les détails ou les scènes spectaculaires ? Comment retraitez-vous vos photos ensuite (on en reparlera un peu après) ? Au fur et à mesure, vos photographies auront de plus en plus de « vous » dedans. Elles vous appartiendront et auront une unité. Maintenant que je pratique depuis quelques années, j’ai réussi à parvenir à cette cohérence. Ce n’est pas une cohérence forcée attention, je ne me limite jamais, mais de la même façon que je forge mon style d’illustration jour après jour, pour la photographie c’est pareil : on me dit parfois avoir reconnu directement l’un de mes clichés sur Instagram sans avoir lu mon pseudo. C’est ça avoir réussi à trouver son style : réussir à associer à une image votre patte, votre sensibilité.

De votre propre point de vue, vous aurez toujours l’impression de ne pas vraiment avoir votre propre style : c’est mon cas et il m’arrive souvent de traverser des périodes où j’ai l’impression de ne pas progresser, de stagner. Ça arrive à tout le monde, profitez de ces moments là pour prendre un peu de recul et ne pas vous dégoûter de votre pratique, ça reviendra ! Pour autant, ne vous privez pas d’expérimenter autre chose sous prétexte que vous ne voulez pas sortir de votre style : il n’y a aucune règle si ce n’est d’aimer ce que vous faites !

Se faire plaisir

Je ne vais pas dire que l’on ne progresse que quand on prend plaisir à pratiquer une activité mais il y a tout de même un peu de ça : le conseil clef ce serait donc ça. Faites-vous plaisir, comme je l’ai dit juste au dessus ne vous privez pas de faire quelque chose que vous avez envie d’essayer. Si se donner un guide peut vous permettre de progresser, se mettre trop de cadres aura l’effet inverse. Jouez avec les couleurs, ne vous interdisez pas telle teinte parce que ça ne « va pas » avec ce que vous faites habituellement ou parce que ça ne va pas avec votre feed Instagram (ce dernier peut vous aider justement à vous inspirer en vous donnant certaines contraintes mais ces contraintes artistiques ne doivent surtout pas devenir des contraintes quotidiennes qui vous brideront !). Photographiez du vert si vous avez envie de photographier du vert, essayez la photographie de nuit, le portrait de rue, expérimentez le noir & blanc si c’est un truc que vous avez toujours eu envie d’essayer, amusez-vous, faites-vous plaisir ! Lorsqu’en plus la photographie n’est pour vous qu’un loisir (= une passion à but non lucratif) pourquoi ce plaisir devrait-il vous être retiré ?

Fixez-vous des objectifs

Lorsque l’on a envie de progresser, avancer dans le flou peut parfois nous perdre un peu. Se fixer des objectifs peut être une bonne aide, comme des jalons de progression pour vous donner des buts à atteindre. De mon côté, je m’aide de mes voyages pour me fixer des objectifs : j’expérimente tout au long de l’année pour progresser et ainsi, lorsque j’arrive à la destination attendue, être plus à même de mieux maîtriser des cadrages qui me plaisent et entrainer mon œil en amont. Je me documente, je lis des articles plus techniques, je consulte les sites et blogs de photographes dont j’aime le travail… tout ça pour peu à peu, sans forcément m’en rendre compte, aiguiser mon regard et progresser. Si un voyage n’est pas la seule raison de vouloir progresser (et c’est un objectif qui peut vite être coûteux, je ne souhaite pas être responsable de vos soucis bancaires !), vous voyez l’idée. Il existe plein d’objectifs qui peuvent être facilement atteignables : progresser en portrait, progresser en photographie de rue, apprendre à photographier les étoiles… Se dire juste « j’ai envie de faire de plus belles photos » est une envie bien trop floue. Bien sûr, c’est le but derrière mais savoir vers quoi aller et comment vous aidera à « débloquer » des points qui à terme seront forcément transversaux dans votre pratique. Apprendre à comprendre la photographie de portrait vous aidera forcément à méliorer la façon dont vous cadrez vos photographies en comprenant en même temps mieux comment fonctionne la lumière. C’est aussi quelque chose de très personnel : qu’est-ce que vous aimez dans la photographie et qu’aimeriez-vous améliorer dans votre pratique ? En répondant à ces questions, vous aurez vos objectifs à atteindre !

Quelques exercices pour s’entraîner à photographier

Photographier un endroit connu

Bien souvent lorsque l’on connait par cœur un endroit on perd complètement l’œil neuf que l’on pouvait avoir la première fois que l’on a pu le découvrir. Ce n’est pas facile de photographier un endroit que l’on connait déjà et qui nous parait parfois un peu fade, sans particularités. Mais prenons cette connaissance que vous avez de ce lieu comme une force : s’il s’agit d’une rue vous en connaissez déjà les angles, les détails, les ombres parfois… mais vous ne faites peut-être qu’y passer sans vraiment y prêter attention ? Ce que je vous propose est de vous forcer à redécouvrir cet endroit et à le regarder vraiment. Allez-y à une heure particulière qui est inhabituelle pour vous : tôt le matin lorsque le jour se lève, de nuit, un jour de pluie lorsque l’eau fait briller les sols… proposez à quelqu’un de jouer le/la modèle pour vous si c’est quelque chose que vous n’avez jamais essayé encore. Observez et testez : vous allez voir en regardant les clichés pris que ce lieu si connu aura un aspect complètement différent ! Et finalement, ce n’est parce que vous le voyez tous les jours qu’il est moins beau, votre regard s’est simplement habitué et vous avez perdu cet œil neuf que vous aviez au tout début.

Avant de déménager à Montréal, j’ai eu envie de photographier Rennes où je vivais depuis 7 ans. Je voulais en écrire un guide à publier sur mon blog mais je voulais aussi en garder des souvenirs pour moi. Rennes pourtant c’est une ville dans laquelle j’ai vécu plein de choses, de bons comme de mauvais souvenirs, j’en connaissais ses rues, ses passages, ses façades, ses places… mais même si je continuais à la regarder, je la regardais au fil des années différemment. Je m’y étais habituée, elle n’avait plus cette même impression de nouveauté. Alors pendant 2 semaines, j’ai pris mon appareil et je l’ai redécouverte comme si j’étais une touriste qui la visitait pour la première fois. J’ai ralenti mon pas, j’ai levé les yeux encore plus que d’habitude, j’ai regardé ses pavés, ses détails, je suis rentrée dans ses cours où je n’osais jamais rentrer et je l’ai vue d’une nouvelle façon. Elle était toujours aussi belle mais différemment et c’est à ce moment là que j’ai le plus photographié cette ville où j’avais vécu pendant quelques années de ma vie.

Changer d’angle

Je vous en parlais un peu plus haut de ce point là : souvent par facilité ou par habitude on a tendance à toujours prendre le même type de photos avec les mêmes angles : le plus simple étant de photographier une scène à hauteur de nos yeux, on oublie qu’il existe tout un tas d’autres possibilités pour varier un peu. Prendre en photo ce grand building à ras du sol en s’aidant de son reflet dans une flaque, photographier ce par-terre de fleurs vu du dessus pour en faire un motif plutôt que de côté… Amusez-vous à photographier en même endroit en variant le degré de l’angle de prise de vue : en plongée, en contre-plongée, à ras du sol, en levant les bras pour avoir une vue un peu plus en hauteur… Vous verrez, ça change tout et vous réussirez facilement à avoir une plus grande variété de clichée tout en faisant passer des émotions différentes au sein de photographie selon la façon dont elles sont prises !

Raconter une histoire à travers vos clichés

Deux photographies peuvent être complètement différentes selon la façon dont elles ont été prises, ça n’est un secret pour personne. Mais comment donner à votre photographie quelque chose en plus ? Du caractère, une émotion ? Intégrer une personne au sein d’une photographie aura souvent un effet complètement différente : une photo de rue vide n’aura pas du tout la même émotion qu’une photo prise de cette même rue avec une personne qui traverse. Pour vous éviter de photographier des inconnu·e·s, chercher d’autres façon de le faire : photographiez les de dos, jouez avec un premier plan pour les distinguer dans le fond ou bien photographiez seulement des parties de leur corps : les jambes entremêlées des passants traversant une avenue d’une grande ville, une main qui tient un parapluie sous un ciel gris, le détail d’un café laissé sur une table et pas encore ramassé…

Comment raconter une histoire à travers ses photographies

Ci-dessous j’étais à Time Square à New York : un lieu fréquenté par des millions de personnes chaque années et toute autant photographies. C’est un lieu particulier : pas de nature, le lieu est assez froid, moderne et chargé de panneaux publicitaires. Pourtant, malgré cet aspect très urbain et froid, à Time Square il y a des gens, de la vie. Dans ces endroits là, ce que j’aime c’est ramener un peu d’émotion dans mes photographies en captant la vie qui s’y passe. Trouver un détail, un truc, un angle un peu différent, jouer sur les échelles, la profondeur de champ… Sur la photographie ci-dessous c’est exactement ce que j’ai fait, j’avais fait une photo un peu similaire à Londres l’année passée que j’avais beaucoup aimée et j’ai eu envie d’expérimenter de nouveau. Jouer sur les différents plans permet d’inclure la personne qui regarde la photo à la scène : elle s’imagine tout de suite perdue parmi tous ces buildings, ces immenses panneaux lumineux, entend presque les sirènes de la ville, sent l’odeur de la pluie sur le goudron, la chaleur du métro qui remonte du sol… la photographie a tout de suite plus de caractère. Jouer avec la profondeur de champ c’est suggérer la taille des éléments qui composent votre scène : ici on comprend mieux quelle taille fait le passage piétons, on ne voit pas la fin des buildings alors on s’imagine qu’ils continuent encore pendant des dizaines d’étages, la nuit n’est elle pas complètement noire, saturée par toutes les lumières et la perspective continue encore loin, montrant la grandeur de la ville.

Alors évidemment, lors de ces scènes assez rapides je ne réfléchis pas toujours pendant 20 minutes juste avant de déclencher mais j’y pense un peu en amont, « tiens j’aimerais bien faire cette photo à cet endroit là », « cet endroit me plait bien, peut-être qu’il y aurait quelque chose à faire ». Et lorsque je vois une scène où je peux mettre en pratique l’idée que j’avais en tête, je n’ai plus qu’à faire les bons réglages et cadrer ! Bien entendu, gardez aussi votre spontanéité : c’est en passant du temps à photographier de manière spontanée qu’au fil du temps j’ai des idées qui me viennent en tête et que j’essaie de mettre en pratique les fois d’après.

Comment raconter une histoire à travers ses photographies en apprenant à cadrer

De l’importance du post-traitement de vos photographies (+ exemples)

Je sais qu’il y a deux teams : la team de ceux qui refusent toute retouche quelle qu’elle soit sur une photographie et la team de ceux pour qui ce processus fait partie intégrante de la photographie finale.

Je fais partie de la seconde team : si la prise de vue est pour moi importante, sans prise de vue pas de retouche possible (évidemment !), ce que je fais après compte tout autant et bien souvent, je pense en amont à ce que je vais vouloir/pouvoir faire du cliché que je viens de prendre. Je le prends comme un vrai jeu : je sais que c’est cette étape qui va faire passer une photographie de « chouette » à « super chouette ». Lorsque la photographie numérique n’existait pas, lors du développement des photos les photographes avaient déjà recours à de la retouche : soit en ayant un temps de développement différents sur certaines zones d’une photographie pour éclaircir ou assombrir une zone, soit en manipulant directement la photographie en retirant ou ajoutant des éléments. Le post-traitement n’est donc pas tout jeune et n’est pas venu avec la photographie numérique ! Ce n’est à mon sens pas de la « triche » mais quelque chose qui fait partie intégrante du processus pour arriver à un cliché final.

Il arrive parfois que certaines photographies ne soient pas terribles : conditions pas idéales, cliché pris à la va vite, cadrage raté mais rattrapable, éléments qui mériteraient d’être retirés… ou scène très belle mais qui pourrait l’être encore plus ! Ce qui compte pour moi c’est le résultat, ce que je veux à la fin c’est une belle photo et je trouve le processus de post-traitement absolument passionnant. Je suis parfois fascinée des avant-après que l’on peut voir tant je sais à quel point cela peut être long pour réussir à obtenir le résultat escompté. Donc le but selon moi est d’obtenir une image qui soit belle, pas vrai ? Et dans ces cas là, je n’ai pas envie de me contenter d’un cliché brut quand je sais qu’il pourrait être mille fois plus beau avec quelques ajustements : balance des blancs corrigée, recadrage éventuel, luminosité… il suffit parfois de peu pour obtenir quelque chose de parfait ! Je vous ai mis en dessous un exemple pour vous montrer comment passer d’une photo qui ne donne rien à quelque chose qui me convient vraiment mieux.

Quels logiciels photos utiliser ?

Mais avant ça, avec quoi je traite mes photos ? De mon côté je paye annuellement un abonnement à Adobe puisque je travaille quotidiennement sur leurs logiciels. Ainsi pour la photographie, j’utilise principalement Lightroom (que j’utilise également en version mobile lorsque je ne suis pas chez moi ou en voyage, sur mon iPad ou mon téléphone) qui me permet de traiter toutes mes photos en réglant leur luminosité, leur couleur, leur contraste et plein d’autres choses encore, et j’utilise également Photoshop lorsque je veux aller un peu plus loin et par exemple rajouter des éléments, fusionner deux photos ensemble (par exemple : j’aime la position de ma main sur une photo mais je préfère l’expression de mon visage sur une autre, hop ! Je prends la partie qui me plait sur l’une des photos et l’incruste à l’autre). Mais pas besoin de s’abonner à toute la Suite pour avoir accès à leurs logiciels ! Ils font plusieurs formules dont une formule spéciale Photo comprenant Lightroom et Photoshop pour 12€ par mois.

Lightroom pour gérer la lumière, le cadrage et la perspective, la balance des blancs, les couleurs et pour corriger des petits détails.
Photoshop pour retoucher la photo, retirer des parties, fusionner plusieurs clichés ensemble…

Les applications mobiles (iOS et Android) pour retoucher vos photos

Si vous n’avez accès à aucun de ces logiciels ou que vous ne pouvez pas vous permettre de payer pour l’un deux, il existe plein d’applications mobiles qui font parfaitement le job et parmi elles :

VSCO : une application disponible sur iOS et Android qui permet d’à peu près tout faire : appliquer des filtres déjà faits ou bien faire vos propres réglages (recadrage, perspective, lumière, couleur, saturation contraste, tons…) Il existe une version gratuite très complète ainsi qu’une payante plus avancée.
ColorStory : comme VSCO, permet d’appliquer des filtres et/ou de traiter vos photos comme vous le souhaitez. Vous avez la possibilité d’acheter des filtres en plus pour quelques dollars !
Snapseed : pour améliorer vos photos (lumière, contraste, corrections géométriques…) et corriger des zones spécifiques (retirer une trace sur le sol, un reflet…)

Exemples de post-traitement :

Pour la photo ci-dessous je savais en la prenant qu’elle n’allait pas être réussie du premier coup et qu’il allait falloir que je passe par l’étape post-traitement pour la rendre telle que je l’imaginais. Je l’ai prise à New York encore une fois pendant qu’on marchait pour se rendre à un spectacle, je n’avais pas le temps de m’attarder et je ne voulais surtout pas déranger la personne qui faisait partie de la scène de la photographie (lorsque je photographie une personne dans la rue j’ai plutôt tendance à faire en sorte que l’on ne voit pas son visage de face). Lorsque j’ai ouvert la photo pour la traiter sur Lightroom, le logiciel que j’utilise toujours dans ces cas là, j’ai voulu jouer avec le fait que la photo ait été prise en très basse luminosité (de nuit) pendant qu’on marchait pour tourner à mon avantage le fait que je n’allais pas réussir à la rattraper complètement en ayant une netteté parfaite sans aucun grain. J’aimais beaucoup cette scène, le jeune homme avait une tenue qui collait parfaitement avec la vitrine très vintage, contrasté par le fait qu’il ait le visage légèrement éclairé par la lumière bleutée de son téléphone.

Avant-après d'une retouche de photographie sur Lightroom : apprendre à se servir d'un logiciel pour améliorer ses photos.

Pour accentuer ce contraste, après avoir recadré et redressé la photographie, j’ai traité l’ensemble des couleurs pour augmenter la luminosité de la scène sans la dénaturer et conserver l’ambiance de nuit. Avec le pinceau de retouche de Lightroom j’ai rendu la lumière provenant de la vitrine un peu plus chaleureuse (attention dans vos réglages à ne pas y aller trop fort, le but est de conserver quelque chose le plus naturel et réaliste possible) tout en accentuant légèrement son éclat pour rattraper les détails des vêtements exposés. J’ai supprimé les teintes de verts pour n’avoir que deux teintes principales sur la scène : une teinte chaude orangée/ocre et un très léger bleu. Pour contraster avec cette lumière très chaude, toujours avec le pinceau de retouche j’ai créé une zone comprenant le téléphone, le dessus des mains jusqu’au visage de la personne pour accentuer la luminosité et rattraper les détails de son visage tout en donnant à cette zone une teinte plus froide, plus bleutée. Au final : aucune retouche pure, je n’ai rien supprimé, j’ai juste ajusté les teintes et la lumière pour mettre en valeur la scène et lui donner plus de caractère. L’ensemble n’est pas dénaturé, rien n’a été retiré car la scène était plutôt propre (pas de papiers par terre, pas d’éléments à part le téléphone qui puisse trop dénoter… La photographie de base était assez ratée car prise dans des conditions peu idéales, celle finale me plait beaucoup plus et correspond à ce que j’avais en tête.

Avant-après d'une retouche de photographie sur Lightroom : apprendre à se servir d'un logiciel pour améliorer ses clichés.

Pour cet autre exemple ci-dessus, j’ai utilisé la version tablette de Lightroom sur mon iPad : j’étais dans le Maine et ne prends plus que ma tablette avec moi en voyage pour être plus légère mais tout de même pouvoir traiter mes photos sur place. Si j’avais été chez moi je l’aurais traitée à la fois sur Lightroom desktop pour régler la lumière et les couleurs puis je serais passée sur Photoshop pour retirer rapidement les personnes présentes sur l’image. Ici, j’ai simplement utilisé l’outil Correction sélective pour corriger toutes les zones qui ne me plaisaient pas. Allez-y lentement, agrandissez ou diminuez la taille de votre outil pour parvenir à un résultat le plus harmonieux possible. Côté traitement, j’ai donné un peu plus de chaleur a la photo, ai accentué sa luminosité et ai rectifié quelques couleurs pour faire ressortir la robe et le sable et donner une plus jolie unité à l’ensemble de la scène.

 

Astrophotographie : comment photographier les étoiles de nuit ?

Pour ça, il vous faudra un peu plus de matériel et notamment un bon trépied suffisamment stable pour que votre appareil ne bouge pas d’un seul millimètre durant la prise de vue. Mais surtout : il vous faudra de bonnes conditions météo. Vous vous en doutez, si le ciel est couvert : pas d’étoiles donc pas de photo ! Vérifier également le cycle de la lune pour éviter d’avoir une pleine lune qui va complètement gâcher vos photos en étant une source de lumière trop importante. Éloignez-vous de la pollution lumineuse des villes et n’hésitez pas la journée à observer l’environnement où vous êtes pour trouver des idées de cadrage pendant que vous y voyez encore clair. La meilleure saison pour photographier les étoiles, c’est l’hiver ! L’air est à ce moment là très froid et sec, vous permettant d’avoir des photos particulièrement nettes, à l’inverse de l’été où la chaleur et l’humidité de la saison rendront vos photographies potentiellement plus floues. Si vous êtes dans une zone géographique qui en permet l’observation, c’est également en hiver qu’il y a le plus d’aurores boréales. Alors équipez-vous, préparez-vous à avoir froid mais avoir de superbes images !

Quel matériel et quels réglages pour photographier les étoiles ?

Le mieux côté matériel est d’avoir un objectif grand angle, pour ma part j’utilise généralement mon 35mm mais je pourrais également utiliser mon 24-105mm en le bloquant à 24. Il vous faudra être en mode Manuel, mettre votre appareil en mode BULB s’il vous le permet (si non, pas de soucis vous pouvez juste choisir l’un des temps de pose que votre appareil permet de faire !) : cela veut dire que votre temps d’exposition sera infini et uniquement contrôlé par vous-mêmes. Faites la mise au point à l’infini (pour ça il vous faut aussi mettre la mise au point en mode manuel), ou bien mettez au point sur un objet (un arbre, une maison…), cadrez votre scène et faites vos réglages. Côté réglages, veillez à ne pas trop monter dans les ISO pour ne pas avoir une image trop bruitée et intraitable, au delà de 3200 ça commence à être de trop. Selon votre appareil, celui-ci gèrera plus ou moins bien le bruit (le grain) sur des photos avec des ISO élevés. Certains appareils permettent également de verrouiller le miroir lors de la prise de vue, cela vous évitera de créer une micro-vibration qui risquerait de gâcher la photo.

Pour la photo de gauche ci-dessous, voici mes réglages : 35mm f/1.4 – 1600 ISO – 4,8s temps de pose.

Réglez votre ouverture sur le plus petit chiffre (pour avoir une grande ouverture et capter le maximum de lumière) puis testez : 3 secondes, 4 secondes, 10 secondes, 15 secondes… plus vous augmenterez le temps de pose et plus vous verrez d’étoiles mais en contrepartie, plus vous verrez le mouvement de rotation de la terre et moins vos étoiles seront nettes. Le tout est de trouver l’équilibre parfait entre les ISO et le temps de pose ! Si vous avez une télécommande ce sera parfait pour ne pas toucher votre appareil, de mon côté l’écran de mon appareil photo est tactile et me permet de prendre mes photos directement en le touchant sans risquer de le faire bouger. N’hésitez pas à avoir une bonne carte mémoire et à multiplier les essais pour trouver le réglage parfait et le cadrage parfait ! Attention : photographiez plutôt en RAW qu’en jpeg pour avoir une meilleure amplitude d’informations liées à vos clichés lors du post-traitement !

Je récapitule :

– Mode manuel
– Mise au point manuelle
– Mode BULB (pour gérer le temps de pose vous-même) ou 2, 3, 4, 5, 10, 15 secondes de pose
– ISO au maximum à 3200

Pour jouer avec la rotation de la terre il existe un type d’astrophotographie appelé Startrail qui utilise ces trainées d’étoiles créées lorsqu’un certain nombre de secondes est dépassé, vous permettant d’obtenir ce résultat un peu particulier de lignes lumineuses. Pour ça, il vous faudra augmenter très largement votre temps de pose et en cadrant votre photo vers l’étoile polaire (le Nord), votre appareil captera le mouvement de rotation de la terre, créant cette photographie très spécifique d’un filé d’étoiles. Vous avez la possibilité de faire une seule photo (comme sur l’exemple ci-dessous) ou bien d’en faire plusieurs avec l’exact même cadrage puis de les fusionner entre elles pour obtenir un résultat parfait. Sur mon essai ci-dessous j’ai simplement laissé mon appareil dehors, cadré vers le Nord pendant environ 1h50.

Préparez-vous à rester longtemps dehors alors selon la saison, couvrez-vous bien, mettez des gants et ayez des poches pour y mettre vos mains le temps que la photo se fasse. Veillez à n’avoir aucune source lumineuse autour de vous lorsque la prise de vue est en train de se faire. Pour la photo ci-dessus c’était le chalet où l’on était en Gaspésie et j’avais éteint toutes les lumières exceptée une toute petite lampe de chevet pour avoir une jolie scène avec le chalet allumé et les étoiles derrière. Le résultat dit tout : si avec une toute petite lampe de chevet on a l’impression que l’intérieur est complètement éclairé, imaginez si les conditions lumineuses étaient moins idéales. Utilisez votre téléphone ou une petite lampe de poche pour faire vos réglages puis éteignez la lumière pour ne pas avoir de pollution lumineuse ensuite. Évitez les abords des villes, perdez-vous en pleine nature (mais faites attention à vous s’il y a par exemple des ours dans la zone où vous êtes si vous êtes au Canada !).

Quelles applications utiliser pour vous aider à photographier les étoiles

Il existe plein d’applications qui permettent de vous aider pour avoir une carte du ciel et ainsi cadrer vos photos. J’utilise pour ma part l’application Carte du Ciel qui comme son nom l’indique est une carte du ciel selon l’endroit où vous vous trouvez (gratuite) et l’application Photo Pills (payante) dans laquelle la fonction Réalité Augmentée est géniale pour vous permettre d’avoir un meilleur aperçu de ce que vous avez en face de vous, notamment lorsque vous voulez faire de beaux clichés de la Voie lactée pour avoir le meilleur cadrage possible).

Comment photographier avec des conditions météorologiques spéciales (grand froid/chaleur humide) ?

Selon les conditions météorologiques il vous faudra en plus adapter la façon dont vous utilisez votre matériel. N’ayant expérimenté de mon côté que les conditions par grand froid (le maximum ayant été testé étant un -37°C l’an dernier) je ne pourrai vous conseiller que vous conseiller à ce sujet mais je pense que les techniques sont similaires par grandes chaleurs et conditions climatiques humides par exemple.

Mes trucs pour utiliser votre appareil photo lorsqu’il fait très froid : attention de ne pas rentrer immédiatement votre appareil à l’intérieur après l’avoir utilisé à l’extérieur, le choc de température va créer de la condensation, donc apporter de l’humidité dans votre boîtier et votre objectif et potentiellement l’abimer. Cela vaut aussi pour les climats chauds et humides, pour pallier à ça, j’emmène toujours avec moi un sac plastique ou bien un sachet de congélation suffisamment grand pour y glisser mon appareil (après avoir retiré la batterie et la carte mémoire pour ne pas devoir attendre que l’appareil soit réchauffé pour traiter les photos) et le laisser dans l’entrée de chez moi le temps qu’il se refasse à la température intérieure sans que le choc ne soit trop grand. Je conserve également tous les petits sachets de sillice (ceux qui servent à absorber l’humidité) que l’on trouve parfois dans nos commandes pour les mettre en même temps dans la pochette plastique. Il existe également des housses spéciales pour appareil photo en Néoprène, je m’étais renseignée à ce sujet l’an dernier mais n’ai encore jamais essayé. Cela peut valoir le coup pour bien protéger votre boîtier, ils en font adaptés à plusieurs modèles d’appareil.

Côté équipement pour vous, couvrez-vous bien et ne vous mettez surtout pas en danger : il vaut mieux rater une photo que de perdre ses doigts. Pour ce qui est des gants, je préfère en porter des fins pour pouvoir utiliser mon appareil mais je fais attention à être rapide et à les remettre rapidement dans mes poches entre chaque photo. Vous pouvez superposer des gants de soie et des gants plus techniques par dessus pour conserver au maximum la chaleur de votre corps.

Ressources, formations & matériel photo

Pour apprendre à faire des photos avec votre smartphone, il existe la formation proposée dans plusieurs villes de France par Samantha et celle, en ligne proposée par Anne-Solange pour apprendre à mieux utiliser l’appareil photo de votre téléphone.

Pour ce qui est de mon matériel, j’utilise à ce jour le Canon 6D Mark II, un boîtier plein format de la gamme professionnelle de la marque.

Côté objectifs, j’utilise deux objectifs fixes : le 50mm 1.4 de chez Canon (très bien pour du portrait ou des détails) et le 35mm 1.4 de chez Sigma dans la gamme Art (parfait en voyage, en ville ou pour du portrait). J’utilise également un filtre polarisant de la marque Gobe (pour chaque filtre acheté, des arbres sont plantés dans des zones touchées par la déforestation). J’utilise en guise de zoom le 24-105mm série L de chez Canon. Mon prochain investissement : le 70-200mm de chez Canon (en version f4 pour des questions de poids et de budget) pour avoir un zoom plus conséquent en voyage J’utilise un trépied de la marque Vanguard, le modèle Mak 203.

J’ai cité l’utilisation de filtre polarisant : il me sert lors de situations de ciels très lumineux (ciels bleus notamment) d’en rattraper la luminosité pour obtenir des couleurs plus profondes et d’augmenter le contraste de la scène photographiée. Les filtres polarisants sont la plupart du temps réglables, c’est le cas des miens, et permettent d’ajuster la correction selon la scène, ce sont des corrections qui ne peuvent pas être faites en post-traitement. Ils permettent également de supprimer ou d’atténuer les reflets (de l’eau par exemple, de vitrines…). Le filtre polarisant absorbant de la lumière, il faut toujours surexposer légèrement vos photos lorsque vous vous en servez. Je veille toujours à les utiliser de manière subtile : lorsqu’ils sont réglés « au maximum » l’effet peut rapidement être disgracieux, attention donc avec leur utilisation. Ils permettent également (accessoirement) de protéger votre objectif. Mais pour ça, un simple filtre neutre sera parfait si vous n’avez pas l’utilité d’un filtre polarisant !

Il existe également les filtres à densité neutre (ND) qui permettent de réduire la quantité de lumière entrant dans votre appareil photo. Ils sont conseillés notamment si vous souhaitez faire de la pose longue pour avoir une image moins lumineuse et ainsi pouvoir augmenter le temps de pose. Le plus classique est le filtre UV, c’est un filtre qui peut aussi être utilisé comme filtre neutre pour protéger votre objectif mais son utilité première est de bloquer les rayons ultra violet et d’éliminer certains reflets.

Attention de ne pas vous tromper lors de l’achat d’un filtre et de bien prendre le bon diamètre correspondant à votre objectif ! Choisissez également des filtres de bonne qualité pour ne pas altérer la qualité de votre image.

 

 

Merci beaucoup de m’avoir lue, j’ai vraiment aimé rédiger cet article et j’espère qu’il vous aura été le plus instructif possible et qu’il saura également vous aider pour vous améliorer en photographie et peut-être débloquer vos éventuelles pannes d’inspiration (ça arrive !). Quelque chose ne vous semble pas claire ? Laissez-moi un commentaire en dessous, je me ferai un plaisir de vous répondre et de préciser certains points !

N’hésitez pas à partager cet article et à me taguer dans vos expérimentations Instagram suite à ce billet, j’ai créé pour l’occasion le hashtag #lamouetteateliers sur lequel vous pourrez vaguez vos essais et via lequel je vous reproposerai plusieurs fois dans l’année des petits ateliers pour progresser sur des points particuliers en photographie ou en illustration. Je serais vraiment ravie de suivre votre progression et vos propres exercices ! Surtout, n’oubliez pas de vous faire plaisir, d’y aller à votre rythme et de ne surtout oublier que progresser prend du temps mais que vous ne pourrez que vous améliorer !

22 commentaires sur “S’améliorer en photographie : conseils, exemples & exercices pratiques

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    Repondre Mllecoton

    Un bel article avec beaucoup de partage ! Ca va aider plein de personnes :)
    Ce qui me plait le plus c’est la partie sur les étoiles, merci :)
    A très vite j’espere !!
    Ps : Et une chose que tu as, et que tout le monde ne peut pas avoir, c’est ta sensibilité. Ca se ressent sur tes photos & illustrations.

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merci beaucoup Marine ça me fait super plaisir, c’est adorable ❤️

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    Repondre Virginie

    Juste un grand merci de partager tes connaissances et astuces avec nous! Ton billet m’a donné plein d’idées et d’envies :-)
    Virginie

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    Repondre Clementine Tangerine

    Quel bel article, Florence !
    En ce moment, j’essaie de m’améliorer côté argentique. ☺ Bon, je suis hyper triste, parce que j’avais fait plein de photos N&B et couleur à Londres, en autres… (et le labo a foiré et… j’ai payé pour rien)
    Pis c’est marrant, parce qu’avec l’argentique, je fais surtout du portrait ! Du coup, je m’y suis mise un peu avec le numérique. Mais je suis quand même plus à l’aise dans les photos de paysages.
    ♥ xx

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merci Clémentine ! Oh mince Mais ils ne te remboursent pas ?!
      Tes récents portraits en argentique sont vraiment superbes !

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    Repondre Vickie

    Je sais que la rédaction de ce billet t’a demandé énormément de temps, mais il est tellement intéressant ! Merci en tout cas pour tous ces conseils, et merci surtout de m’avoir sensibilisé aux différentes teintes de lumière, j’ai tout le temps le nez levé maintenant pour observer ça ♥

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Merciiiiii ❤️ C’est si chouette de te partager un peu de ce que je sais !

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    Repondre Pauline

    Super article, merci beaucoup Florence pour tous ces conseils et partages ! Tes avants/après sont très pédagogiques, j’aime beaucoup.

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    Repondre July On The Moon

    Quel merveilleux article pour tous les passionnés de photographie. Tu as fait un travail de folie et je suis sure que cela va aider plein de monde. C’est passionnant et très bien expliqué. Merci beaucoup.

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Oh merci c’est adorable, ça me touche beaucoup ! J’espère que cet article aidera plein de personnes ☺️

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    Repondre Ocilia

    Je fais beaucoup de photo déjà (numérique et argentique), mais je trouve ton article super intéressant et en particulier pour les exercices que l’on peut faire, peut importe le niveau auquel on est ! On oublie souvent que parfois, revenir aux bases est bon pour tout le monde !

    Je suis à Montréal aussi, si un jour tu as envie de faire une sortie photo, n’hésite pas !

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    Repondre Lolli

    Merci pour cet article très intéressant , je vais télécharger Vcso de ce pas :)

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      Repondre Morgane - Les petites choses

      C’est la première fois que je lis un article sur la photographie aussi pertinent, bien écrit, engageant et passionnant que celui-là. Merci pour ton partage je vais essayer l’exercice de photographier un endroit devant lequel je passe tous les jours et qui m’intrigue. Je ne savais pas comment le prendre en photo, je n’osais pas prendre le temps de me poser pour faire la photo. Maintenant je vais oser prendre le temps et oser changer d’angle, merci

      • La Mouette
        Repondre La Mouette

        Merci beaucoup, ton message me fait vraiment plaisir ! J’espère que cet article t’aidera :)

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    Repondre marionromain

    Bravo pour cet article de qualité Florence, je comprends que tu aies consacré tant de temps à l’écrire ! En passionnée de photo que je suis, j’ai en tout cas beaucoup aimé te lire !

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    Repondre L&T

    Merci beaucoup pour ces conseils ! J’adore tes photos et j’ai un petit équipement. Il faut que je m’y remette et que j’essaye davantage de choses!

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    Repondre Marion

    Super article ! C’est très bien expliqué, merci de partager tout ça avec nous :)

  • Repondre Links I Love #168 - Whatever WorksWhatever Works

    […] Si vous souhaitez vous améliorer en photographie (bien que la période ne soit peut-être pas la pl… (la-mouette.com) […]

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    Repondre Océane

    Merci pour ce superbe article très complet et très instructif !

    Je prends tous ces conseils car j’essaie de m’améliorer pour utiliser mes propres photos pour mon blog qui débute..
    Je vais suivre ces conseils !

    Merci !

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