Être végétarienne : le jour où j’ai respecté mes envies

Il y a environ 3 ans, j’avais écrit un billet où je parlais de mon poids, où j’abordais vaguement mon alimentation, en bref un billet très personnel (et qui me montre que j’ai tant changé depuis, quand je le relis la différence de mentalité est assez saisissante) qui avait suscité beaucoup plus de réactions que ce à quoi je m’attendais. Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous en reparler, mais d’une façon totalement différente, puisque centrée sur le contenu de mon assiette mais aussi plus mature je crois. Cet article traine maintenant depuis plus d’un an sur le blog (il a changé plusieurs fois de titre, passant de « le jour où j’ai décidé de limiter ma consommation de viande » à « stopper » puis enfin à ce terme plus doux qu’est « respecter », ce qui est significatif), mais j’ai voulu revenir sans cesse dessus pour l’affiner, ma pensée s’affinant également au fur et à mesure et ma démarche évoluant de son côté tout au long du temps. Si j’avais encore attendu je suis certaine qu’il aurait encore évolué mais je n’en ai plus autant besoin qu’avant.

Depuis cet article de 2012, j’ai encore des moments où j’ai un peu de mal à m’accepter, je l’évoque parfois sur le blog (ici en tout premier puis dans ce dernier billet d’humeur) car je crois qu’il est important d’en parler, à la fois pour moi mais aussi peut-être pour faire écho à vos propres pensées, mais tout va tout de même beaucoup mieux. Cependant, ce qui a vraiment changé c’est que je mange désormais davantage, mais aussi très différemment, et c’est de ça que je viens vous parler aujourd’hui, de mon alimentation et de mon rapport à ce vaste sujet. C’est après de nombreux mois de réflexion, de recherches d’informations et finalement de prise de conscience que je publie enfin ce billet.

SPOILER ALERT : gros pavé à lire

Être végétarienne : pourquoi ?

L’alimentation et moi, c’est un sujet qui a été problématique pendant un certain temps. Petite, le souvenir que j’ai de lorsque j’étais à table est que je ne terminais jamais mon assiette, que je n’aimais rien et que mes parents désespéraient de ne pas savoir comment me faire manger plus et plus varié car à vrai dire, je refusais en bloc. Ça a fini par changer à la fin du collège et lorsque j’étais en internat au lycée. Je me suis alors enfin mise à manger plus varié (pas forcément meilleur, vous savez ce que sont les repas scolaires pseudo équilibrés et sains). Puis après le lycée, il a fallu que je quitte la maison, que je sois toute seule dans un appartement, avec la lourde tâche de faire mes courses, de me faire à manger et de choisir mes repas. Ce n’était pas tant un problème puisque j’aimais cuisiner et que je savais le faire, mais entre le frigo des parents déjà rempli et le nôtre, il y a un fossé plus ou moins grand. J’avoue ne pas me rappeler exactement de ce que j’achetais au tout début de mes études, je me rappelle juste que je me suis mise à acheter un peu plus de légumes pour essayer des choses qui ne me faisaient pas hurler de joie avant : je commençais à prendre plaisir à choisir ce que je mangeais. Je mangeais aussi beaucoup de steaks hachés, le genre de trucs que je détestais pourtant (le steak haché et son goût fade m’a toujours rebuté et sa texture encore plus), mais qui composaient un repas étudiant « type » ou en tout cas la représentation que je m’en faisais, parce qu’il parait que les étudiants ne mangent que des pâtes et des steaks hachés, soit.

5 ans, presque 6, ont passé depuis et au final, les choses n’ont changé que 3 ans après. Ce n’était au départ pas une volonté de ma part, mais je crois en avoir eu naturellement marre de la viande et tout naturellement je suis peu à peu devenue végétarienne. Par habitude au départ, la viande me dégoûtant de plus en plus, puis par la suite par réelle conviction.

[bctt tweet= »Prendre plaisir à choisir ce que l’on mange pour avoir un meilleur rapport à son alimentation. #Végétarisme »]

J’ai souvent lu des personnes se demander comment est-ce que l’on peut rêver devant une assiette de légumes. Mais au final, c’est la même chose pour le reste, c’est une question de goûts, d’habitudes et d’envies, rien de plus. Le contenu de notre assiette est l’une des choses que l’on peut presque le plus facilement contrôler dans notre vie alors pourquoi se priver et se forcer à manger des choses qui ne nous font pas plus plaisir que ça au lieu d’apprécier son repas et d’être content de manger ? L’alimentation est la base de tout alors rendons ce moment agréable plutôt que d’y aller à reculons (chose que je faisais avant et qui a beaucoup changé depuis, j’ai plutôt tendance maintenant à penser-bouffe et vivre-bouffe).

devenir végétarien/végétarienne

Pourquoi avoir stoppé ma consommation de viande ?

Tout d’abord, j’aime les animaux. Je les aime vraiment profondément. Comme beaucoup de personnes s’intéressant à l’alimentation de près ou de loin, j’ai en premier lieu lu principalement deux livres qui sont je trouve des indispensables (un article parlant plus en détail de mes lectures à ce sujet sera publié plus tard). Il y a d’abord le fameux Faut-il manger des animaux ? de Jonathan Safran Foer, un livre qui loin de ce que l’on peut penser, n’a pas pour but d’être moralisateur, mais seulement d’énoncer des faits réels, libre à vous ensuite de les prendre ou bien de les garder. Il y a aussi, et c’est celui qui m’a vraiment le plus intéressé, L’Enquête Campbell, qui comme son nom l’indique est une enquête réalisée par le professeur du même nom ainsi que son fils. Évidemment, comme pour toute lecture énonçant des faits, il est primordial de prendre du recul, de comparer et de ne pas uniquement se focaliser sur les sentiments que l’on peut avoir à chaud. Puisque quand on lit ce dernier et lorsque l’on regarde n’importe quel reportage à propos du lait ou de la viande, la première réaction que l’on a bien souvent et la sensation d’avoir été trompé et aveuglé pendant des années, c’est sans doute vrai au fond, dans un souci économique et pour accroître la richesse de certaines industries, on sait tous comment cela fonctionne, c’est la même chose au niveau pharmaceutique. Seulement, en couplant ces deux livres (et d’autres sources), je suis toujours retombée sur les mêmes choses : l’irrespect, l’immoralité et le fait que ce soit totalement invraisemblable (pour moi). Le dernier livre que vous devriez lire si vous vous intéressez un tant soit peu à ce sujet est No Steak d’Aymeric Caron. Il donne son point de vue de façon très claire sans jamais juger quiconque, ce qui est je trouve indispensable si l’on souhaite s’informer. Pour moi, c’est en partie ce livre qui m’a convaincue et qui m’a fait me dire que mes choix étaient les bons, je vous invite d’ailleurs à aller lire cet article de Juliette qui en parle de façon plus détaillée.

Au-delà du fait que la viande (lorsque je parle de viande je pense viande/poisson) que l’on ingère est bourrée de molécules chimiques nocives pour la santé, je me suis interrogée à propos de la façon dont on pouvait décemment manger une viande maltraitée, issue d’élevages intensifs où les animaux ne sont pas traités comme tels, mais traités comme des bouts de viande issus d’une production de masse qui personnellement me dégoûte (c’était la phrase « je suis vraiment écœurée du monde dans lequel je vis » de l’article). Au fond, que ce soit des élevages intensifs ou « classiques » revient pour moi à la même chose : l’animal finira tout de même à la boucherie sans en avoir eu le choix (même si je suis bien consciente que si vraiment l’on souhaite diminuer sa consommation de viande sans pour autant arrêter, le meilleur effort à faire reste de se tourner vers les petits producteurs).

À force d’avoir regardé des reportages, lu des documents, à force de m’être renseignée tout simplement, j’ai fini par me dire que ça suffisait, que je refusais de participer à ce massacre quotidien, que je n’avais pas besoin de manger de la viande pour vivre et que si je pouvais être une personne de moins à en manger, alors je le serais. Si pour une fois je peux faire une vraie action, même si c’est à toute petite échelle, alors tant mieux. Puisque je ne peux pas forcément donner d’argent à des associations, c’est au moins un petit geste que je peux faire.

D’ailleurs, ayant des chats, en quoi est-ce qu’ils seraient plus importants que tous les autres animaux au point de ne pas être mangée ? Est-ce que c’est parce qu’ils ont un nom ? Est-ce parce qu’ils dorment avec moi ? Ils sont des animaux au même titre que tous les autres, et c’est une raison de plus pour moi qui m’a fait vouloir arrêter.

devenir végétarien/végétarienne

Au quotidien, les changements

Au quotidien du coup, quels sont les changements ? Ils sont assez simples au final, plus de viande ni de poisson chez moi, c’est aussi simple que ça. Pour autant c’est assez peu évident de changer d’alimentation quand autour de soi ses proches gardent une alimentation dite « classique » (ou omnivore). Au restaurant je regrette vraiment de devoir manger une salade à 8€ composée de 3 feuilles de salade, de 2 bouts de tomate et de morceaux de mozzarella juste parce qu’il n’y a aucun effort de fait pour proposer de vraies alternatives. C’est d’ailleurs là le plus gros problème de l’alimentation végétarienne en France (et en province plus précisément) : le choix bien trop restreint à des choses qui paraissent fades comparées aux possibilités immenses que l’on a. Si vous faites un peu attention aux menus des restaurants, bien souvent tous les plats contiennent de la viande ou du poisson. On ne s’en aperçoit pas lorsque l’on en mange, mais lorsque l’on tente de ne plus manger, c’est quelque chose qui nous saute aux yeux (mais sérieusement la salade à 8€ c’est dingue !).

Ma forme physique n’a de plus absolument pas changé, j’ai des rhumes comme tout le monde sans en avoir pour autant plus. Alors certes, mon désir de prendre du poids est toujours présent, mais je sais désormais que la viande n’est pas ce qui m’aidera à atteindre un poids plus correct et qu’être végétarienne n’est pas un frein pour moi. Au final, puisque manger de la viande n’a aucun impact là dessus, autant arrêter puisque je sais qu’il y a plein d’aliments d’origine végétale qui peuvent peut être m’aider à en prendre. Comme tout le monde, je fais des prises de sang chaque année mais dans chaque résultat je n’ai jamais vu de problèmes et les taux sont parfaitement normaux, je suis comme tout le monde en manque de vitamine D (merci l’absence de soleil…), mais pour tous les autres résultats je reste dans une très bonne moyenne. Cette histoire de carences est une fausse excuse qui donne une bonne raison pour jeter des pierres aux personnes qui sont végétariennes par des personnes qui n’ont pas forcément chercher à se renseigner et à aller au delà de leurs croyances. Je comprends totalement ces croyances, quand on a été habitué pendant toute notre enfance et encore après à avoir une alimentation omnivore en étant martelé par le fait qu’il est absolument indispensable pour notre santé de manger de la viande chaque semaine et de boire du lait, il est évident qu’il n’est pas si aisé de s’interroger et de bouleverser des habitudes à ce point ancrées.

Économiquement parlant, je n’ai pas non plus remarqué de changements au niveau de mes tickets de caisse, la viande et le poisson sont des denrées qui coûtent extrêmement cher sans pour autant avoir toujours des produits de « bonne qualité ». L’argument qui dit donc que ce genre d’alimentation coûte cher est faux, je l’ai moi-même constaté, puisque je n’en achète plus, je peux du coup me faire plaisir ailleurs, acheter et découvrir des aliments que je ne connais pas ou peu. Est chère une alimentation végétarienne qui est bio, mais c’est tout aussi valable si vous choisissez d’acheter de la viande ou du poisson bio. Vous pouvez effectivement très mal vous alimenter tout en étant végétarien (même si en général, si l’on est végétarien c’est que l’on souhaite bien s’alimenter).

devenir végétarien/végétarienne

Mes souhaits

Aujourd’hui, je crois donc que naturellement mon alimentation s’est adaptée à mes envies et à mes besoins, la viande et le poisson n’y sont donc plus présents. C’est un processus qui pour moi a pris du temps (quoique plus d’1 an c’est au final assez court dans une vie), pas parce que j’ai eu du mal (même si changer une alimentation que l’on a depuis plus de 20 ans reste un processus qui ne se fait pas en une journée) mais parce comme dit plus haut, autour de moi tout le monde a une alimentation dite classique. Quoiqu’on en dise c’est donc toujours légèrement plus compliqué de manger différemment (même si c’est loin d’être impossible) surtout quand dans les restaurants classiques et « traditionnels » il n’y a pas un seul plat sans viande ni poisson.

À ce jour, en plus d’être écoeurée par le traitement infligé aux animaux que l’on « produit en masse », je le fais pour moi, je prends simplement la peine d’écouter mes envies, de ne pas acheter des choses que je n’aime pas forcément et de privilégier des aliments qui me plaisent vraiment et qui ne coûtent pas forcément plus cher, quitte à chercher un peu plus loin parfois, mais au final, tout ceci devient une habitude plus qu’un choix volontaire/une corvée. Très franchement, je ne peux plus manger de viande ni de poisson, lorsque j’ai le malheur d’en voir dans mon assiette je ne vois plus simplement un bout de viande/poisson mais l’animal qui s’y trouve et je suis tout simplement révulsée. J’ai lu énormément de choses provenant de personnes étant pour le fait de manger de la viande, c’est leur choix comme c’est le mien de ne plus en manger, mais les arguments qui essayent de démontrer que l’on ne peut s’en passer, qu’arrêter d’en manger équivaudrait à arrêter de fumer ou que ne plus manger de viande amènerait forcément à une mauvaise santé me font légèrement sourire. Je suis toujours choquée de la violence des débats entre les personnes ayant une alimentation dite « classique » et les végétariens/végétaliens/vegan : très franchement, qu’est-ce que cela peut bien changer à la vie des autres si certaines personnes ont décidé de ne plus manger d’animaux ? Strictement rien, on fait bien comme ça nous chante. Plus que le fait que bien souvent il n’y a derrière aucune base vraie, à quoi bon tenter de détruire des opinions qui après tout sont les plus personnelles qui soient, juste dans le but d’essayer d’asseoir ce que l’on entend dans les publicités et dans les recommandations de l’OMS depuis des années (je me rappelle d’un cours à la fac d’il y a 2 ans où la prof rappelait qu’il fallait absolument consommer des produits laitiers ainsi que manger de la viande et du poisson chaque semaine, j’ai hurlé intérieurement à l’entendre). Cela vaut pour les personnes essayant de démonter les arguments des végétariens comme pour l’inverse, je ne suis pas pour le fait de matraquer les gens d’images d’animaux morts pour les faire réagir, cela doit provenir d’une volonté personnelle et de mon côté, voir passer des photos d’animaux ensanglanté n’est clairement pas une des raisons pour laquelle j’ai modifié mon alimentation et je « comprends » les personnes qui se sentent agressées et qui réagissent violemment ensuite (même si répondre à la violence par la violence n’a jamais été preuve d’intelligence et d’ouverture d’esprit, mais ça…).

[bctt tweet= »S’écouter avant d’écouter ce qu’il se passe autour de nous et prendre en compte nos envies et nos valeurs. #Végétarisme »]

Je n’ai cependant pas éradiqué tous les produits d’origine animale puisque je consomme encore parfois du lait pour mes préparations (qui est facilement remplaçable par le lait d’amande que j’affectionne tout particulièrement, il suffit de choisir la bonne marque, certains étant moins nettement bons et écœurants, c’est un lait qui est cependant très cher…) ainsi que du fromage et des œufs (ces derniers me servant pour des quiches ou des crêpes mais une fois de plus, je les remplace très facilement). Peut être que je finirai par ne plus en manger (mais j’avoue que pour le fromage… ce serait vraiment dur), mais chaque chose en son temps et ce n’est pour l’instant pas du tout dans mes intentions, je préfère m’écouter plutôt que me forcer à adopter une alimentation sans en avoir réellement envie (et puis j’adore le fromage…). De plus, je crois vraiment qu’il ne faut pas suivre de mode ou de tendances. Certes ces temps-ci on peut constater que « l’alimentation saine » (ou healthy, si on veut encore plus coller aux termes utilisés) est à la mode, mais dans mon cas ce n’est vraiment pas un désir de suivre cette tendance. Pour moi, le plus important c’est ça : s’écouter avant d’écouter ce qu’il se passe autour de nous et surtout, prendre en compte nos besoins, nos envies, nos valeurs et nos préférences.

Pour finir, je dirais que je ne suis pas spécialement engagée dans la vie de tous les jours. Le monde politique me perd facilement, je ne suis pas engagée dans des luttes particulières même si j’espère qu’un jour l’égalité entre tous sera réelle et non plus juste un mot et pourtant, je suis pour la première fois de ma vie vraiment fière d’avoir fait ce choix de changer mon alimentation car au final, il n’est vraiment pas si compliqué que ce que l’on pourrait s’imaginer et comme pour tout, c’est tout simplement une question de volonté. Je serais ravie d’avoir votre point de vue à ce sujet, que vous ayez une alimentation végétarienne ou non. Cet article m’a de mon côté énormément aidée dans cette transition entre une alimentation classique et le végétarisme, j’ai mis du temps à l’écrire mais au final, je crois que ce temps était nécessaire. Il m’a permis de poser toutes mes idées à un endroit et voir ma propre évolution. Ce ne sera donc sans doute pas le dernier si ce premier m’a tant aidée :)

Et vous de votre côté, que pensez-vous de tout ça ? Végétarien/végétarienne affirmé(e) ou carnivore assumé(e) ?

37 commentaires sur “Être végétarienne : le jour où j’ai respecté mes envies

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    Repondre Tinhy

    Merci pour ce post Florence ! J’ai parlé de mon envie d’être végétarienne très récemment sur mon blog. Depuis, j’essaye de me renseigner sur le sujet. J’ai regardé quelques reportages (Food Inc par exemple et le début de Earthlings mais j’ai arrêté parce que c’était trop dur à regarder). Je note les deux livres et vais essayer de les lire.
    Je me suis beaucoup reconnue dans la première partie de ton texte à propos de ton enfance. J’ai toujours été très difficile, plutôt mince/maigre à l’époque et je ne finis toujours pas mes assiettes. Il y a finalement peu de choses que j’aime vraiment donc je saute pas mal de repas parce que je n’ai pas spécialement faim ni spécialement l’envie.

    Je t’envoie plein de courage pour ta prise de poids mais, ayant lu ton dernier article à ce propos, j’espère bien que tu privilégies le fait d’accepter son corps même si c’est certainement plus facile à dire.

    Bon courage et merci :)

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      La question de l’alimentation n’est jamais évidente et prend du temps lorsque l’on choisit de modifier ses habitudes, avoir envie de manger s’apprend et au final, quand on mange quelque chose que l’on aime c’est tout de suite beaucoup plus facile :) Merci en tout cas !

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    Repondre Natacha

    Pour l’instant, je me trouve bien dans le régime quasi « flexitarien ». Je pense que c’est une évolution progressive. J’ai aussi eu cette période quand je me suis retrouvée toute seule en étude à me dire « il faut absolument que dans mon repas il y est de la viande ». Et c’est limite si, quand je n’en avais presque plus, je me disais que ça n’allait pas être « équilibré », à la limite de la catastrophe. Et puis avec le temps, avec quelques recherches, comme toi quelques lectures (Faut-il manger les animaux, Bidoche, Earthling pour la partie visuelle), je me suis posée de nouvelles questions. Il y a avait déjà des choses qui me dégoutait dans la viande, le côté saignant, la traditionnelle période « barbecue » en été (brochettes et saucisses bien grasses ne m’ont jamais fait rêvé), le goût tout simplement… Je regardais le poulet différemment en pensant à la façon dont il était arrivé dans mon assiette. Et au final, aujourd’hui, ma consommation de viande est de plus en plus rare. Dans les repas familiaux, au restaurant, mais au quotidien, mon copain et moi en mangeons moins (ou alors nous la prenons chez un boucher « de confiance »). Le poisson commence à me faire progressivement le même effet. Et je dirais aussi que c’est pour des soucis aussi physiologiques que j’ai diminué, pour mon plus grand bien d’ailleurs….
    Par contre, j’ai aussi appris à continuer de me poser des questions. J’ai récemment lu cet article sur Gary Yourofsky : http://menace-theoriste.fr/gary-yourofsky-analyse-dune-imposture/ Un sacré pavé, mais hyper intéressant dans le sens où un discours aussi positif qu’il soit sur son impact (> manger moins de viande) peut se relever totalement vide voire hors propos dans le fond. Notamment parce qu’il ne parle pas de respect dans le choix du régime alimentaire. « Soit tu es vegan, soit tu ne l’ai pas ». Je crois vraiment à la demie-mesure, aux états de transition, on ne peut pas condamner quelqu’un qui fait des efforts, au contraire, c’est mieux que rien ! Ne pas s’aveugler du côté « animal » de la force non plus en étant trop catégorique (ça revient pour moi au carniste pur et dur qui ne veut pas ouvrir les yeux sur l’industrie de la viande). Un questionnement toujours ouvert est une clé car on ne détient pas non plus toutes les vérités. Sinon ça serait chouette :)

    Belle journée Florence !

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Je suis totalement d’accord pour la partie où tu parles de la demi-mesure : faire des efforts c’est déjà un grand pas en avant et c’est toujours mieux que rien. C’est la seule chose que je reproche au monde végétalien/vegan trop extrêmes dans leurs positions, c’est une transition qui est forcément longue et qui ne peut être identique pour tout le monde et si on choisit de modifier son alimentation, c’est déjà une bonne chose. Je crois bien que j’avais lu un extrait de l’article que tu me cites, je le mets de côté pour le lire au plus vite, merci :)
      Bonne journée à toi aussi Natacha !

  • Repondre Être végétarienne : le jour...

    […] Pourquoi et comment j'ai décidé d'avoir une alimentation végétarienne et comment j'ai peu à peu modifié ma façon de m'alimenter.  […]

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    Repondre Chick

    Je vois qu’on est assez synchro dans les thèmes / références abordés dans nos articles aujourd’hui… Je pense que ton post parlera à toutes les végé mais aussi aux (encore) omni en passe de changer, comme moi. L’important c’est que tu ai trouvé ton équilibre (malgré les quelques kilos qui manquent encore, mais il n’y a pas raison que tu n’y arrives pas ;)) ! ♥

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Ah oui en effet, je viens de lire ton billet :) J’espère que ta transition se fera doucement, le tout est de s’écouter et de respecter ses envies :) Merci ! <3

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    Repondre lucile

    Super billet ! Je vis un peu la même chose que toi sauf que comme je suis retournée vivre chez mes parents, je me plie un peu à leur régime alimentaire (mais lorsque mon frère de 15 ans n’est pas là on ne mange quasiment pas de viande) mais ma mère fait attention à ce quelle achète : les oeufs viennent de chez la voisine, les poulets de chez quelqu’un qui les élève dans son jardin etc.

    Pour moi ça a commencé par le poulet (et les trucs qui en contiennent) et les oeufs de supermarché, après un reportage et des lectures qui disaient que même s’ils sont bio et élevés en plein air, il y a un tri de poussins, ils ont le bec coupé etc.
    Je n’ai jamais été fana de viande rouge et de viande en générale donc j’en mangeais pour faire plaisir à mes proches qui voulaient en manger aussi mais de plus en plus je prends autre chose à la place.
    Ensuite ça a été le foie gras, j’ai décidé d’arrêter l’an dernier. Bref ça se fait par étapes quoi, mais + parce que quand tu vis avec d’autres personnes c’est compliqué de manger differement, et parce que comme tu le dis en france, rien n’est fait pour les végétariens !

    Pendant mon erasmus en écosse, j’ai constaté que dans chaque restau il y avait des plats pour végétariens (même du haggis végétarien c’est pour dire :) ) et il y avait un rayon dédié au supermarché : ils marquent sur les produits en gros lesquels apportent des proteines, du fer etc. D’ailleurs pendant 3 mois à la fin je ne mangeais ni viande, ni poisson, ni oeufs.

    Je pars vivre à Londres là et ça me réjouit de me dire que je pourrai faire mes courses et aller au resto plus facilement sans manger de poisson ou de viande.

    Si tu t’intéresses à ton alimentation, je te recommande le livre détox gourmande d’Eva-Claire Pasquier : ça t’apprend plein de trucs super intéressants sur les aliments bons pour la santé, sur le système digestif, le système immunitaire etc. Les recettes sont relativement simples et super bonnes ! Par exemple j’avais très souvent mal au ventre avant et depuis que ma mère applique les recettes du bouquin et qu’on mange moins de viande, je me sens beaucoup mieux ^_^

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    Repondre Chapsyk

    Quel bel article !

    Je me suis plutôt bien retrouvée dedans car j’ai décidé d’arrêter la viande il y a un peu plus de 5 mois. Contrairement à toi, j’étais une vraie viandarde (j’en consommais quasiment à chaque repas). Cela faisait déjà plusieurs mois qu’avec mon ami nous avions arrêté d’acheter de la viande de grande distribution pour nous concentrer sur la production locale. Et puis petit à petit j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus à la nutrition et je suis tombée sur beaucoup d’articles sur le végétarisme.

    Je connaissais des végétariens dans mon entourage, cela m’intriguait un peu mais ça n’allait pas plus loin. Cela me semblait impensable pour moi d’arrêter la viande et j’avais pas mal d’a priori sur les carences comme beaucoup de monde.

    Et puis à force d’en entendre parler, j’ai lu Faut-il manger les animaux ? Et bim, le choc. J’ai fini certains chapitres en larmes, me sentant tellement coupable d’avoir participé à tout ça… J’ai donc décidé d’arrêter la viande. Mon ami m’a suivi dans ma décision et nous avons revu petit à petit toute notre alimentation, en nous renseignant sur les nutriments nécessaires et où nous pouvions les trouver. Nous avons gardé le poisson un peu plus longtemps afin de faire la transition mais finalement nous avons arrêté aussi assez vite.

    Pour l’instant, je consomme encore des oeufs, provenant d’une ferme locale (avec des poules en liberté) et du fromage. J’ai arrêté les autres produits laitiers (lait, yaourts, crèmes) qui sont beaucoup plus facilement remplaçables par leurs alternatives végétales mais le fromage c’est une autre histoire ^^ J’essaie déjà de réduire ma consommation mais pour l’instant je n’envisage pas de la stopper.

    Je me retrouve bien aussi dans la partie sur les restaurants, c’est très très compliqué. J’habite en Province et il n’y a qu’une petite dizaine de restaurants dans lesquels nous pouvons encore manger sans avoir à demander à changer un plat. C’est également très frustrant des fois de demander à retirer un ingrédient (sur une pizza par exemple) et pourtant de payer le même prix sans rien pour remplacer… Heureusement, j’ai l’impression que cela change petit à petit !

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    Repondre Camille

    « je le fais pour moi, je prends simplement la peine d’écouter mes envies »
    Je pense que c’est un des points les plus importants dans votre article.
    J’espère qu’il ouvrira bien des yeux… Quant à moi, ce gros pavé est une grande source de motivation aussi ! ;)
    Bonne continuation !!

    PS : Je suis aussi révoltée des salades à 8€ minimum !

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    Repondre Cécile

    Merci pour ton article, j’ai adoré le lire. Je ne suis pas végétarienne, je ne pense pas le devenir, mais je questionne beaucoup ma façon de consommer en ce moment, plus particulièrement en ce qui concerne l’alimentation. Je n’ai pas fait de changement drastique mais petit à petit, je constate des évolutions et ton article est une réflexion particulièrement intéressante. Je mangé très peu de viande, je n’aime pas particulièrement ca et j’ai de moins en moins de plaisir à en consommer même au restaurant. Mais je suis comme toi assez effarée de voir le peu d’alternatives proposées. Dans sa cuisine en revanche, j’ai bien conscience que c’est plus simple. Tu me donnes donc envie d’essayer de poursuivre dans ce sens :) Merci donc, pour cette inspiration.

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    Repondre Etteilla

    Comme tu le dis il faut s’écouter, soi, son corps et ses envies/convictions.
    Pour ma part, je ne rafolle pas de viande donc je pourrais devenir très facilement pesco végé.
    Par ocntre, je suis trop dingue (mon corps et moi même) des produits laitiers donc n’arriverais jamais à devenir végétarienne!
    Mais je rêve d’un monde où on peut dire qu’on est végé sans que les autres se croient nutritionnistes…

    Des bisous!

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    Repondre CyberMiette

    C’est un très bel article. Je crois qu’il n’y a rien à rajouter.

    C’est vrai que c’est « difficile » quand les proches gardent une alimentation omnivore. C’est très dur pour moi, en tout cas.
    Et c’est aussi vrai qu’en France, c’est un peu plus « difficile » quand on est végétarien-ne/vegan. Je sais que c’est une des choses qui me plait (en plus de plein d’autres) au Royaume-Uni. On trouve plus de produits vege/vegan friendly, de restos qui proposent plein de variantes sans viande, etc. Un coup, un V ou un Suitable for vegetarian et c’est bon !

    Ce que j’aimerais, moi, c’est ne plus consommer de produits d’origine animale du tout. (concernant le lait, de toute façon, je suis de moins en moins tolérante au lactose)

    J’ai toujours eu du mal avec la viande quand j’étais petite. Les seuls caprices que je faisais, c’était à table : « Non, je ne veux pas manger ça ! J’aime pas. On dirait du chewing-gum en plus ! Etc.  » Bref, je me faisais toujours disputer. On me forçait toujours à manger cette viande qui me dégoûtait (les steaks, hachés ou non, le porc, le bœuf, et même de… l’autruche et du kangourou ! Quelle horreur…).
    Et même si, aujourd’hui, j’ai diminué ma consommation de viande, j’ai honte de toujours en consommer. :(

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      Au collège j’étais horrifiée, ils nous faisaient parfois manger du kangourou/autruche comme toi ou du steak de requin, ils en avaient pas assez de nous servir des plats insipides, il fallait en plus qu’ils aillent chercher parmi les « viandes exotiques » ! C’est vraiment dommage qu’en France ce soit encore aussi peu répandu alors qu’au Royaume-Uni, en Hollande ou même au Canada c’est devenu courant… Je pense que j’en viendrai à ne plus consommer de produits d’origine animale, même si pour le fromage ça risque d’être plus compliqué tant j’adore ça ^^’

    • Avatar
      Repondre CyberMiette

      Ah, je viens de retomber sur mon commentaire…
      Peu après j’ai tout naturellement, et complétement, arrêté la viande. Et j’en suis très fière ! :)

      xx ♥

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    Repondre Justine

    Coucou Florence,

    Je suis comme promis au rendez-vous pour cet article que j’ai trouvé particulièrement enrichissant.

    Je ne suis pas vegetarienne mais je suis sans doute plus ou moins le même chemin que toi. La viande ne m’attire plus vraiment et je sens, sans vraiment le décider, que je suis en transition vers une alimentation avec moins ou plus du tout de viande. Pour l’instant, je n’ai pas sauté le pas puisque je trouve difficile de casser les schémas habituels ou les légumes ne sont que l’accompagnement de la viande. Il est aussi très compliqué de vivre le végétarisme en société, lorsqu’on est invité en particulier. Les gens ne comprennent et ne respectent pas ça, en tout cas, pas dans mon entourage.

    Je te remercie donc pour ton point de vue à ce sujet, ça me donne vraiment à réfléchir!

    Bisous bisous !

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    Repondre lesdoucesparoles

    Coucou,
    Ton article est vraiment très intéressant et complet.
    Je suis végétarienne depuis quelques mois, et de mon côté c’est venu progressivement. J’ai d’abord arrêté la viande puis ensuite le poisson. C’est important je pense de prendre son temps pour ne pas se frustrer pour au final retourner à ses anciennes habitudes.
    Bref, je suis totalement d’accord avec tes propos. Ce qui a été un déclique également pour moi, c’est quand j’ai compris qu’il n’y avait aucune différence entre les chats et les vaches. Pourquoi dire aimer les animaux si c’est pour en manger ? Enfin voilà, beaucoup de personnes ont eu cette prise de conscience également : on ne voit plus de la viande, mais l’animal.

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    Repondre Yaëlle

    Merci pour cet article! J’aime le fait que tu n’accuses personne et que tu dises bien que chacun est maître de sa propre alimentation. J’ai découvert mon intolérance au lactose il y a 2 ans et j’essaye aussi de consommer de moins en moins de viande car je ne trouve aucun plaisir à en consommer.
    Mon intolérance au lactose m’a permis de me rendre compte que c’était très difficile de ne pas en consommer (car j’étais habituée à consommer des produits laitiers tous les jours) mais surtout à faire comprendre à mes proches, autant ma famille que mes amis qu’il était possible de manger différemment et de ne pas être en carence.
    Depuis un an, j’essaye vraiment de réduire ma consommation de viande par gout et conviction (je suis étudiante en école d’ingé en agriculture/agronomie/agroalimentaire) et je ne suis absolument pas en carence (à part en vitamine D, mais comme beaucoup de personnes). Je n’ai pas encore acheté de livres ou quoi que ce soit et je serais très intéressée par un (ou des?) article sur des recettes végétariennes que tu affectionnes et que tu utilises au quotidien ?

    Encore merci pour cet article très intéressant. J’en profite pour te dire que j’adore ton blog et l’univers que tu partages avec nous.

    Bisous Flo!

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    Repondre Kinoko

    Merci pour ton article :)
    Ca me tue un peu les gens qui se blâment entre eux à cause de leur alimentation, leur choix… C’est toujours facile d’utiliser ça comme argument pour ralier quelqu’un à sa cause mais pour moi, c’est complètement contre productif et pas du tout bienveillant (ou constructif d’ailleurs). Si je devais me caser un peu, je dois être dans un régime flexitarien car je continue de manger de la viande de façon occasionnelle (resto…) et du poisson + oeuf. Mais ça me plait d’avoir le choix, de manger selon mes convictions, mes besoins et pour la planète. D’ailleurs, ce qui m’attriste beaucoup c’est dans l’aspect sport, bien être et perte de poids : je vois beaucoup de gens se mettre à manger plein de protéines animales comme si c’était l’unique source de protéine (et d’ailleurs, on a pas besoin d’en manger autant en plus).
    J’apprécie d’autant plus d’être dans ce chemin vers moins de viande car cela fait réagir autour de soi (notamment ma belle famille qui a eu l’habitude depuis enfant de manger de la viande tous les jours, imagine le changement quand tu ne manges pas le ragoût du dimanche !) Bref, c’est top d’en parler, continuons dans ce sens, le dialogue et l’échange pour manger mieux et en tout conscience :)

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      Repondre Annabelle

      Je trouve ton commentaire très juste, arrêtons de mettre les personnes dans des cases Végétarien/Végétalien/Vegan, et si les personnes mangeaient ce qu’ils voulaient sans être catégorisés par les autres ou pas eux-mêmes ça serait beaucoup plus simple.
      Oui aujourd’hui il existe plusieurs alternatives à la viande, le fromage, le lait, les protéines. Mais laissons chacun composer son assiette comme bon lui semble et respectons davantage leur choix.

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    Repondre Mây-Line

    Bonjour Florence, j’ai adoré lire ton billet que j’ai trouvé très interessant étant aussi végétarienne.

    Depuis l’année dernière et mon arrivée à Rennes en tant qu’étudiante j’ai arrêté de manger du poisson, la viande depuis déjà deux ans. J’ai 19 ans et c’est vrai que j’ai tout d’abord stoppé de manger cela par goût et envie. Puis ayant regardé quelques reportages sur internet ainsi que lu par exemple le livre d’Aymeric Caron j’ai encore plus eu un frein à manger poisson et fruit de mer.
    Mes proches au début ne l’ont pas du tout accepté car à 18 ans quand on part de chez papa maman ils souhaitent le meilleur pour nous et on très peur des carences. Je suis un poids plume et tout de suite ma maman a voulu que je fasse un bilan sanguin. Par chance il était bon.

    J’ai une petite anecdote en famille : Lors du repas de Noël plusieurs de mes oncles et tantes n’ont pas compris mon végétarisme, et on souhaitait que je mange de la viande. J’ai toujours refusé, et malgré des discussions parfois houleuses j’ai préféré apporter mon panier repas ( de fête ) car j’ai mes convictions.

    C’est vrai qu’en France il n’est pas facile de trouver au restaurant une carte garnie de repas végétarien, on trouve toujours une salade ou autre plat fromager.

    J’aime les articles où chacun est libre de penser ce qu’il souhaite, végétarien ou non, il est toujours important de lire les avis de tous ainsi que de dialoguer.

    Gros bisous et bon courage pour la rentrée !

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    Repondre Julia

    Ah je te supporte a 100% !
    Je suis vegan depuis deux mois et je ne me suis jamais sentie aussi bien ! Pas seulement dans ma tête, mais aussi dans mon corps et avec mon rapport avec le monde, où j’ai le sentiment de faire quelque chose pour avancer !
    Bonne continuation !

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    Repondre Amandine

    Juste pour apporter un semblant de réponse à la question : pourquoi mangeons-nous des vaches, des cochons, etc. et pas des chats ou des chiens, que nous considérons comme des animaux de compagnie ?
    En fait, si on y regarde de plus près, nous ne mangeons que des animaux herbivores (vaches, moutons…) ou omnivores (cochons, poules…). Je ne parle ici que des animaux terrestres, car pour les poissons, c’est différent ! Bref, nous ne mangeons pas de carnivores, et la raison c’est… le goût. Les animaux terrestres carnivores ont un goût vraiment très prononcé et apparemment pas à notre goût, puisque depuis que l’homme existe, nous n’en mangeons pas. Et d’ailleurs, je ne pense pas dire de bêtise en disant que les prédateurs terrestres (lions, loups, …) ne mangent jamais d’animaux terrestres carnivores non plus.
    Résultat : au cours de notre histoire, au lieu de manger les carnivores, nous les avons « utilisés » : pour chasser les souris des réserves de céréales, ou pour garder les troupeaux.

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      C’est effectivement ça mais pas que puisque c’est aussi surtout une question de culture : les chiens et chats sont consommés du côté de certains territoires asiatiques et les lapins non, du coup ça ne fonctionne pas pour tout le monde et c’est je trouve assez hypocrite de la part des personnes qui trouvent incroyable de manger du chat et du chien quand nous mangeons un tas d’autres animaux qui ne sont pas consommés ailleurs…

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    Repondre Sally

    Super article, merci beaucoup. Moi aussi, j’y pense de plus en plus. Ca fait un moment que je limite ma consommation de viande, je change mes habitudes alimentaires tout doucement. Ton article me rassure. J’espère parvenir au même objectif que toi..

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    Repondre Camille

    Cet article est vraiment intéressant. Cela fait quelques semaines que je suis en phase de transition. Mais c’est vrai que lorsque je vis avec mes parents c’est un peu compliqué de refuser de manger de la viande alors que mon père a préparé le plat avec amour pendant deux heures … Avec la rentrée et mon installation dans mon studio, je compte bien mettre en application mes résolutions. Mais je le ferai petit à petit aussi. Je ne sais pas si je saurai arrêter totalement la viande. Encore moins le fromage !! Pour le lait, je trouve qu’il existe des alternatives végétales faciles à se procurer. Je pense en tout cas qu’il est important de se tourner vers du local pour savoir ce qu’il se trouve réellement dans son assiette.
    Mais parallèlement à mes réflexions pour diminuer ma consommation de viande, je me pose une question, à laquelle je n’ai pas encore trouvé de réponse. Si l’on tend au végétarisme et même au végétalisme, que deviennent les vaches, cochons, poulets,et autres espèces qui ne vivent que pour servir l’homme et ses besoins de consommation ? … Dans notre culture, on ne mange pas de chat ou de chien parce que ce sont nos animaux de compagnie, qu’ils vivent à nos côtés, dans les mêmes pièces que nous. Mais si, dans un monde futur (idéal pour certains), plus personne ne consomme de produits issus d’animaux, certaines espèces ne seraient pas menacées d’extinctions ? Pour faire simple, le végétarisme ne serait pas une atteinte à la biodiversité ? C’est peut-être un peu « gros » comme questionnement, bien sûr il y aura toujours des personnes qui consommeront de la viande ou des produits animaux, et je le respecte, mais je réfléchis à l’impact que pourrait avoir mes choix alimentaires. Voilà, si quelqu’un peut m’apporter des pistes de réponses ou réagir à cette réflexion …. :)

    • La Mouette
      Repondre La Mouette

      La plupart des animaux que l’on consomme aujourd’hui sont issus de la création de l’homme : le cochon ne devrait normalement pas exister et être plutôt un sanglier, les vaches sont en bien trop grand nombre et au final, cette production et notre vie en tant que telle nuit à la biodiversité puisqu’on empiète sur tous les territoires pour notre propre pseudo-survie (regarde les loups qui viennent attaquer les bergeries : s’ils arrivent jusque là c’est bien qu’ils n’ont plus rien à manger parce qu’on a peu à peu grignoté leur territoire). Les vaches, cochons, poulets et autres espèces que l’on consomme sont au final presque « synthétiques » puisqu’on les a créé et modifié pour plaire à nos goûts, je suppose que si tout cela s’arrêtait elles disparaîtraient purement et simplement ou redeviendraient à l’état naturel mais de façon beaucoup moins massive puisqu’on ne serait plus là pour forcer leur reproduction. De là à ce qu’elles subsistent, il faudrait des centaines d’années avant qu’elles se réadaptent physiquement à la vie sauvage.
      J’imagine les choses comme ça, j’ai peu de connaissances à ce sujet donc si quelqu’un peut apporter ses connaissances c’est avec plaisir !

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    Repondre Sarah

    Bonjour Florence,
    J’ai beaucoup aimé ton article car je trouve que tu as bien expliqué ta démarche, sans pour autant porter un regard accusateur sur le mode de vie dit « classique ». Je suis moi aussi en ce moment à la recherche d’un mode d’alimentation plus respectueux de l’environnement, et je trouve certains articles sur Internet franchement décourageants par leur capacité à te faire sentir comme une moins que rien, toi la personne qui mange ENCORE des animaux.
    Je suis consciente qu’il faut en réduire la consommation drastiquement si l’on veut préserver la planète, mais j’ai un peu du mal avec le tout ou rien…J’ai pour ma part beaucoup de mal à comprendre le végétalisme dans sa conception de la place de l’animal dans la société.
    Peut-être me trompe-je, mais j’ai l’espoir de croire que la consommation responsable ça existe.
    Je m’éloigne un peu du sujet de ton article, je trouve dans tous les cas super bien que tu ais précisé que c’était un cheminement relativement long, et qu’il fallait avant tout que ce soit une volonté personnelle (et non pas le fruit d’images traumatisantes…). Je pense dans mon cas m’inspirer de plus en plus souvent des recettes végétariennes qui sont toujours pleines de couleurs!

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    Repondre Nina

    super article!
    Je ne mange plus de viande depuis un peu plus d’un an, pour des raisons éthiques avant tout (respect de l’animal) puis après m’être renseignée c’est devenu un choix écologique. J’aime trop les animaux pour les voir dans mon assiette. Je suis souvent moquer car je n’ai pas encore arrêté le poisson, le fait est que c’est mon copain qui cuisine et il est déjà très gentil de se plier à mon alimentation. Pour autant je ne mange pas tellement de poisson. Je crois qu’une alimentation végétarienne est facilement gerable. Parfois je me lance des défis genre « une journée végétalienne » »mais comme toi j’aime trop le fromage pour envisager la chose!
    Je trouve notre cause admirable et me dis intérieurement que chaque personne qui critique notre choix n’est pas ouvert d’esprit et ne fait sûrement pas le quart de ce que nous faisons pour notre planète et nos amis les bêtes !

    Bises !!

    Nina

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    Repondre Annabelle

    Bonjour Florence :)

    Merci pour ce bel article qui change cruellement de ceux que l’on peut trouver.
    Pour répondre à tes « questions » personnellement je trouve cela très bien que des personnes puissent se trouver ou se ressourcer grâce à des convictions ou des envies. Ces « convertis » (le terme n’est pas élogieux mais je n’en trouve pas un plus adéquat) ont souvent tendance à devenir très extrémistes comme tu peux le souligner, en postant des photos ou vidéos choquantes d’animaux ensanglantés. J’aime profondément les animaux (en marchant ce midi j’ai vu un lapin malade, j’en avais mal au coeur et j’avais envie de lui porter secours) malgré le fait que je mange encore de la viande. Cependant je n’ai jamais été une grosse mangeuse, je ne saute pas de joie quand on mange un steak à la maison et j’ai plutôt tendance à en manger en petite quantité. Je reste aussi sur des viandes très « classiques » telles qu’un steak haché (les inconditionnels diront que ça n’est pas de la viande mais c’est un autre débat), du poulet ou du jambon. (En revanche j’aime tous les poissons) Je suis cependant rebutée quand on me propose du cheval ou du lapin mais j’aime – à petite dose que l’on se le dise – la viande et je ne pense pas m’arrêter d’en manger (d’autan plus que j’aime le fromage et avec parcimonie mais également les produits laitiers). Bref tout cela non pas pour te dégouter (navrée si l’énumération des viandes peut te retourner l’estomac d’ailleurs) mais bien pour dire que je respecte tous les choix. Comme tu le dis si bien, les décisions des autres ne les regardent qu’eux. Tant que cela ne nuit pas à nos choix pourquoi avoir des débats sans fin et des discussions houleuses ? Si une amie végétarienne vient à la maison je ferai en sorte de lui proposer des alternatives mais tout en proposant des plats dits classiques aux autres convives. En quoi cela nous poserait un problème ? A contrario si un ami amateur de viande/poisson vient je ferai en sorte de lui servir des plats qu’il aime.
    Mon discours est bien moins organisé que le tien et reste encore très brouillon mais soyons tolérants de manière générale avec les choix des uns et des autres, ne forçons pas une personne tierce à adopter nos convictions, essayons seulement de comprendre ses choix mais sans obligation de les partager…
    Malheureusement cette pensée idyllique est plus facile à dire qu’à faire !

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    Repondre milieblop

    J’ai beaucoup apprécié ton article et ta démarche d’une manière générale ! :)
    Je pense que le contenu de notre assiette est quelque chose de personnelle qui doit émaner de nos propres réflexions et envies. Ce n’est pas en usant de couplets moralisateurs ou en donnant des leçons que ça fera avancer les choses (d’un côté comme de l’autre bien évidemment). Une idée est plus forte quand on prend le temps d’y réfléchir soit même plutôt que quand elle est imposée :)

    Pour ma part j’ai commencé à m’intéresser à ma propre alimentation après avoir etudier en long en large et en travers l’alimentation de mes petits carnivores domestiques (furets) il y a deja bientôt 4ans. Au final j’achète toujours autant de viandes, mais pour mes loulous et plus pour moi. La ou je pouvais manger de la viande tous les jours, j’en mange maxi une fois par semaine et j’ai quasiment supprimer tous les produits d’origines animales de mon alimentation. Sans être (encore?! :p) devenu vegan j’ai une bien meilleure alimentation et bien plus respectueuse de notre environnement. J’ai même commencer à cultiver mes propres légumes ;)

    En gros, l’alimentation reste une demarche personnelle, respectons les choix de chacuntet luttons à notre niveau (même minime) pour les causes qui nous parlent :)

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    Repondre Hecatessence

    C’est super !

    On se sent forcément mieux en suivant ce qui nous semble juste.

    Et si ça peut te donner une idée, après 10 ans de végétarisme et une alimentation de plus en plus végétale le véganisme commence à devenir une évidence (à la manière des animaux-viandes qui ne nous attirent plus car il est évident qu’ils ne relèvent pas de l’alimentation) !
    Il en faut des vidéos, des articles, des discussions pour s’informer encore et encore jusqu’à passer le cap des actions pratiques, si tant est qu’il soit passé un jour. Chacun son rythme, on fait au mieux :)

    Je te souhaite d’infinissables découvertes culinaires.

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    Repondre Cat

    Bravo pour ces lectures et le déclic qui t’ont fait prendre conscience que ta nouvelle alimentation était toi malgré tous les diktats … Bonne journée

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    Repondre STEFFIE

    Bonjour!
    Merci pour cet article qui est très intéressant et très bien écrit, sans jugement du comportement des autres.
    Ce qui se trouve dans l’assiette de quelqu’un ne regarde que cette personne, et il serait plus que temps que tout le monde en prenne conscience. Juger qu’untel est un monstre parce qu’il boit du lait, ou qu’unetelle est extrêmiste parce qu’elle est vegane est d’une futilité sans borne. Ca pousse les gens à camper sur leurs positions au lieu d’essayer de s’ouvrir au point de vue des autres.
    J’aimerais voir des discours comme le tien plus souvent.

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    Repondre WandyCaroline

    Je suis quasi végétarienne (Je ne mange ni poisson, ni viande rouge , seulement de la viande blanche de temps en temps) et mon frère a un régime sans protéine (en gros : ni oeuf, ni viande, ni poisson) et je sais à quel point c’est frustrant de ne quasiment rien trouvé sur la carte d’un restau. Souvent on finit tous les deux avec la salade composée. Mais bon, ça me soûle d’aller au restau pour finir avec une salade. Les restaus ne font pas/ peu d’efforts et les gens aussi … Souvent ils prennent ça pour un caprice du genre « je veux perdre du poids ». Alors non, c’est juste que la viande rouge et le poisson me dégoûtent de plus en plus, je n’aime pas ça. Et je ne vais pas me forcer.
    J’espère que les gens vont évoluer sur ce genre de mode d’alimentation et qu’ils arrêteront les remarques. (« Tu ne vas pas manger que ça ?  » , « ça nourrit pas ! » etc) C’est fatiguant de devoir se justifier …
    Bonne journée

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    Repondre Aklanoa

    Je n’avais pas lu cet article. Il est très bien fait.
    Depuis le collège, je parle des mes envies de végétarisme à mes proches sans pour autan le devenir. Je connais seulement 2 végétarien dans mon entourage que je vois 3 fois par an…. ^^ donc chez moi tout le monde mange de la viande.
    Mais l’avantage avec cette mode Vegan… c’est que les grandes surface s’y mettent. Depuis quelques mois ma consommation de viande a diminué et je prend plaisir à découvrir de nouveau produit dans mon Leclerc. C’est vraiment plaisant
    Par contre en effet, l’orque je suis au resto je prend TOUJOURS les plats végétarien et résultat …. c’est pas souvent ! Que ce soit les entrées ou les plats, énormément de resto ne proposent rien de végétarien.
    Il y a encore du chemin à faire là dedans.

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    Repondre Romain Verneyre

    Personnellement, mon engagement est purement écologique et il a été strictement immédiat après avoir vu le documentaire Cowspiracy (en streaming ou a 5€ le visionnage). Donc depuis la seconde où j’ai fini de voir ce documentaire je suis devenu végétarien (3 mois maintenant). Je ne suis pas spécialement sensible au discours anti spéciste ou à la souffrance animale même si j’ai aussi décidé de ne plus manger de foi gras. Bref j’ai de très forte conviction et c’est ce qui me fait tenir. D’ailleurs pour les écolos végétarien non sensibles à la souffrances animales, je pense qu’il est possible à termes de revenir vers les protéine animales à conditions (extrêmes) d’être sûr des conditions des productions/transformations/transports du produit.
    Typiquement dans mon raisonnement : Pour manger du poisson de mer, uniquement sur le marché local, pêche à la ligne ou en casier uniquement, espèce sans risque, dans l’idéal un bateau solaire ^^ mais bon… sinon du poisson de rivière du coin. Pour la viande, nourrie sans OGM, même à la limite pas nourrie du tout (sauf foin, herbe). Chez le boucher local qui connait le gars qui…Bref tout ça coûte cher. Je pense qu’on peut partir sur une base de 100g par semaine, donc une portion de top qualité le dimanche midi.

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