• Différente, virgule

    Depuis ces 6 derniers mois, j’ai recommencé des dizaines de fois l’écriture de ce texte sans savoir quelle était la meilleure manière de le faire. Je me mettais une pression folle. Cet article là était bien différent des centaines d’autres que j’avais pu écrire jusqu’à maintenant et il fallait qu’il soit aussi vrai que possible. J’ai toujours aimé les mots. Remplir des pages et des pages de pensées. Si je ne sais pas inventer, je sais raconter ce à quoi je pense et ce qui tourbillonne dans ma tête. J’aime étirer mon esprit, tourner dans ma tête toutes ces phrases pour choisir celles que je préfère et celles qui ont le plus de sens à mes yeux. Avec quelques lettres et des milliers et des milliers de façon de les agencer les unes entre les autres, un nombre infini de possibilités s’offrent à nous. Aujourd’hui, j’ai mis un temps encore plus infini à réussir à choisir avec la plus grande précaution quelles lettres utiliser et dans quel ordre les coller les unes aux autres pour vous écrire et vous raconter ce tourbillon. Quels mots écrire en premier, comment enchainer mes phrases, comment réussir à vous parler simplement de quelque chose de si difficile et de si important à mes yeux, tout ça en usant pourtant de toute la légèreté et de la délicatesse que je souhaitais employer pour rendre ce texte le plus réel et juste possible. C’est comme, si pour cette fois, des lettres ne suffisaient pas, qu’elles étaient trop brutes pour vous faire comprendre. Comment mettre des mots sur quelque chose d’indescriptible. Pour cette fois, je crois bien qu’il n’y a aucune forme qui puisse réellement convenir pour décrire tout ce que je ressens depuis des jours, des semaines, mois, des années. Depuis toute une (courte encore) vie. Dans mon esprit c’est de toute évidence plus simple, mais sur cette grande page blanche tout est bien différent.

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  • 2018 : le récapitulatif

     

    En janvier, j’ai commencé 2018 avec un gros cadeau qui me suivra tout au long de cette nouvelle année : j’hésitais depuis des mois à changer d’appareil photo pour passer sur un plein format et 2018 m’a convaincue. J’avais envie de progresser et c’est cet appareil qui a capturé tous les souvenirs de cette grande année. En janvier, je suis donc passée du Canon EOS 70D au 6D Mark II, une vraie merveille ! — promis, je vous parle de tout mon matériel dans un article dédié bientôt

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  • Une nouvelle page

    Un peu comme un ménage de printemps mais en plein été, j’avais envie d’un peu de renouveau et de fraîcheur ici. Quelque chose de similaire mais de plus doux, plus simple, plus aéré. Un espace qui grandit et évolue avec moi et qui peu à peu colle de plus en plus à ce que je deviens au fil des années ainsi qu’à mes envies. J’avais envie toujours de ce rose un peu doux mais de moins de couleur avec. Et quelle meilleure teinte qu’un bleu encre pour l’accompagner en dessinant les lettres de mon propre nom ?

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  • Être inspiré·e au quotidien

    Que l’on exerce ou non dans une branche créative, l’inspiration est bien là le cœur même de ce qui nous constitue. Le nerf de la guerre, le fil conducteur de toute volonté de faire quelque chose de ses mains ou de son esprit. C’est chaque jour ce qui me fait avancer : être inspirée et trouver l’inspiration sont deux sentiments qui m’animent au quotidien. Pourtant, je suis certaine que vous avez déjà expérimenté une longue période d’inspiration réduite à zéro. Ce fameux syndrome de la page blanche n’est pas un mythe : combien de fois me suis-je retrouvée devant une page, blanche, vide de toute idée et complètement paralysée par le fait de ne pas savoir quoi faire. Et puis, je ne sais pas pour vous, mais ici, moins je suis inspirée et… moins je suis inspirée. Mais s’il y a bien quelque chose que j’ai appris au fil du temps, c’est que persister et se forcer ne mène jamais au résultat escompté et que la seule solution, est de faire deux pas en arrière pour quitter cette page blanche quelle qu’elle soit !Lire plus

  • Vingt-cinq années plus tard

    C’est le cinq décembre mille neuf cent quatre-vingt-douze vers les 6h30 du matin que j’ai décidé de naître. Comme n’importe quel bébé, mais vingt jours trop tôt. Je devais être un bébé de Noël, mais j’ai décidé que j’avais le droit d’avoir ma propre fête et ne pas être noyée parmi les parts de bûche alors voilà. Je suis née le cinq décembre et pas le vingt-cinq. Je n’aurais pas pu rêver mieux comme mois de naissance : parmi tous les mois de l’année, c’est bien mon préféré. Pourtant, de la même manière que je savoure chaque saison, je les aime à peu près tous. Il ont tous leurs particularités, leurs propres saveurs, leurs habitudes… mais décembre, c’est bien mon favori. Il a cette douceur de la fin de l’automne et du début mordant de l’hiver et avec lui, la saveur des fêtes, de l’écorce de clémentine qui teinte le bout de nos doigts, des papiers qui brillent des papillotes, des épines de pin, du craquement de la poudreuse sous mes pieds d’enfant, de la cheminée de la maison de montagne de mon enfance… enfin, je ne vais pas vous raconter le mois de décembre mais plutôt vous raconter (un peu) ces vingt-cinq dernières années.Lire plus