• Partir ailleurs

    J’ai écrit ce billet depuis 1 semaine, en attendant de voir si j’aurai autre chose à y ajouter, mais finalement non, alors le voilà aujourd’hui.

    Ça fait déjà quelque mois, mois qui d’ailleurs se sont transformés en années, que je songe à partir ailleurs. Pas pour y passer des vacances mais pour y vivre, m’y installer, y construire quelque chose. Il y a 3 ans environ, je pensais à cette possibilité qui est de pouvoir avoir un visa travail/vacances pour passer 1 an en Australie, j’y pense encore, peut être pas en Australie, mais autre part.

    En étant abonnée à quelque blogs d’expatriées d’ici et d’ailleurs, l’envie est toujours un peu plus importante, parce que je sais que c’est possible pour d’autres, alors pourquoi pas pour moi ?

    C’est en lisant l’article de Lili au pays des Merveilles que ça m’y a fait penser encore un peu plus et que j’ai eu envie d’en parler un peu, pour pouvoir échanger avec vous à ce propos, peut être vous lire parler de vos propres expériences et ainsi avoir un peu plus de recul sur cette envie un peu folle (quoique naturelle je pense, donc pas si folle).

    Je suis jeune, je n’ai même pas 20 ans puisque je ne les aurai qu’en Décembre prochain, mais pourtant j’y pense de plus en plus. J’aime où je vis, j’aime Rennes et j’aime mon environnement, mais au fond de moi j’ai l’impression que j’ai besoin de peut être un peu plus, de nouveautés et d’ailleurs. J’ai pu vivre en montagne, à Lyon et en Bretagne, donc j’ai vu d’autres choses, et d’autres endroits.

    Mais être en France ne suffit plus.

    Pourtant je ne suis pas du genre aventurière, je suis même plutôt casanière voire carrément pantouflarde. J’aime sortir de chez moi mais j’aime encore plus y revenir. Mais peut être que c’est ça, je suis bien où je suis parce que c’est en France, mais pas totalement, aller ailleurs ne serait peut être pas plus mal. Je n’y pense pas tant que ça parce que je sais que je dois étudier, avoir un certain recul au niveau professionnel et surtout, un bagage assez gros pour avoir le droit de penser faire autre chose et avoir le droit de boucler une autre valise. Au fond de moi, il manque quelque chose, peut être que c’est ça. Et tant que je n’aurai pas essayé, je ne saurai pas.

    Mon projet professionnel n’est pas encore établi, je ne sais pas quoi faire, où aller, dans quoi, mais j’aimerai trouver quelque chose, comme tout le monde, qui ferait que je puisse être un peu plus épanouie. Pourquoi pas au delà des frontières de mon pays ? Je sais bien qu’ailleurs n’est pas forcément mieux, mais l’ailleurs est différent et ne peut que m’apporter plus de choses. Je suis comme beaucoup de personnes, le continent Américain me fait rêver. Ayant pu le parcourir 2 fois quand j’étais plus petite, il ne m’est pas totalement inconnu mais évidemment un peu embelli puisque ce n’était que des vacances. Ne dit on pas « qui ne tente rien n’a rien » ? Alors certes, dans ce cas là, tenter ne coûte pas rien, financièrement parlant, coûte peut être un peu aussi moralement mais j’ai envie de pouvoir essayer un jour.J’ai aussi pu voyager dans différents endroits, 2 fois au Québec, en faisant un détour par le Vermont aux Etats Unis, deux fois en Allemagne, un détour en Espagne, en Angleterre puis en Irlande. J’ai vu quelques lieux du coup, pu comparer, voir des paysages nouveaux, des couleurs et des modes de vie.

    Petite, j’étais fascinée par l’Angleterre, je ne sais pas trop pourquoi, mais tout ce qui était anglais était pour moi la « perfection absolue ». Je crois que c’est ça, le charme anglais. J’ai pu visiter Londres et ça s’est confirmé, là bas c’est chouette, mais c’est encore trop près, j’ai besoin de plus qu’une simple mer, j’ai besoin d’un océan. 
    Mais je ne suis pas toute seule, je suis très attachée à mes proches et comme beaucoup de monde, il est difficile de songer à partir en ne faisant pas attention à ceux qui nous entourent. J’espère pourtant qu’un jour, j’aurai l’occasion d’aller vivre 1 an, 2 ans ou même peut être plus ailleurs, réapprendre une manière de vivre, une culture, approfondir peut être mon anglais et me sentir un peu étrangère quelque temps.

    Je me dis souvent qu’au final je n’ai pas réellement de rêve. Mais en y pensant bien, c’est peut être ça mon unique rêve, pouvoir partir vivre autre part et découvrir autre chose, ne pas ressentir de vide et ne surtout pas avoir de regrets. C’est bête mais au final oui, la vie est courte, je veux bien me priver de beaucoup de choses mais pas de toutes. Alors je me laisse rêver à ça, et puis je verrai bien. De toute façon j’ai encore le temps, et puis je n’ai pas forcément envie que ça arrive tout de suite, je n’ai pas encore assez d’expérience pour ça.

    Est-ce que vous avez déjà eu cette occasion, pendant 1, 2 ou plus d’années ?
    Ou est-ce que vous aimeriez vous la donner, cette occasion ?
  • Les pieds sur la balance

    Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours été très mince.

    1m70 pour 46kgs, c’est vrai que c’est mince. Ou maigre quand on veut être un peu méchant ;)

    Lorsqu’un médecin calcule mon IMC, je suis classée dans maigreur morbide ou bien dans famine, tout dépend du nom que l’on veut me donner. C’est vrai que c’est un peu dur comme qualificatifs. Pourtant je vais bien, ou plutôt j’essaie, c’est vrai que je suis fragile, même si je ne tombe jamais malade. J’ai toujours un souci quelque part, un peu mal à la tête, fatiguée trop rapidement, mal au dos…
    En ce moment, vous pouvez facilement comprendre que c’est un peu difficile. J’aimerai bien l’été, si seulement je n’avais pas tant honte de moi à ce point. C’est pour ça que je suis une fille de l’hiver, une qui s’emmitoufle dans ses vêtements, qui préfère avoir trop froid que trop chaud et être trop habillée que trop peu.

    C’est pour ça que La Mouette, ça me va bien comme nom.
    Un peu trop légère, je me cramponnais toujours à mon père enfant, j’avais peur de m’envoler.

    Mes parents ont bien essayé de me faire manger plus lorsque j’étais encore une enfant, mais j’étais difficile, et les pseudos « médicaments » faits pour me donner plus d’appétit n’ont jamais fonctionné.

    Pourtant maintenant, je mange de tout et plutôt varié et il n’y a que cette année qu’un médecin a écouté ce que j’avais à dire et a compris que j’avais besoin qu’on me comprenne. Avant, lorsque je parlais de ça, les réponses que j’entendais toujours étaient que je devais m’accepter tel que je suis et que c’était un travail psychologique que je devais faire sur moi même plutôt que prendre du poids. Vous vous en doutez, ce n’est pas vraiment le type de réponses que j’attends et que j’attendais.

    Toute mon enfance, jusqu’au lycée, j’ai beaucoup souffert des critiques et des remarques des autres, des jeunes comme des adultes, ces derniers étant les pires puisqu’ils me jugeaient encore plus. « Votre fille est anorexique ? » « Tu manges ? » « Tu te fais vomir ? »

    Je n’essaie même pas d’avoir de la compassion en écrivant tout ça, parce que maintenant je m’en fou (presque) totalement de ce que l’on peut penser de moi, j’en ai seulement assez de ne pas réussir à prendre du poids, d’avoir honte de ce que je suis (c’est pour ça que je ne m’en fou pas totalement), de fuir les grands miroirs, de ne jamais réussir à trouver un vêtement qui tombe correctement et de ne pas me sentir à l’aise lorsque mes jambes sont découvertes, alors que pourtant j’aimerai être habillée plus souvent comme une vraie fille et ne pas hésiter quand je veux mettre ma robe préférée.Parce qu’à part mon corps, je me trouve parfois jolie, enfin je suis comme n’importe quelle fille, vous le savez bien, parfois on se trouve chouette et parfois non.

    Mais c’est vrai que j’ai peur, on entend tellement parler d’anorexie que ça m’inquiète. Pourtant je ne pense pas être tombée dedans, je ne rechigne pas à manger, même si parfois c’est vrai je mange moins, je n’aime pas me gaver, j’aime simplement manger sain, et j’en ai marre de devoir me forcer à manger plus puisque de toute façon ça n’a même pas l’air de fonctionner.C’est vrai que quand je suis triste (et ça m’arrive souvent sans raison) je mange moins et je me terre dans mon coin, comme un petit animal effrayé, c’est vrai que je prends moins soin de l’intérieur que de l’extérieur, c’est vrai aussi que je ne mange pas toujours de la même façon, alors c’est vrai, on pourrait penser que je suis malade. Et très sincèrement, je n’en sais rien, et peut être que si c’était le cas, j’aurai au moins trouvé une cause.

    Définir une cause permet bien souvent de surmonter le problème, n’est-ce pas ?

    Je ne pensais même pas en parler un jour ici, mais je me dis que peut être qu’en parler à quelqu’un d’autre qu’à mon entourage pourrait peut être m’aider à avoir des conseils, et peut être à me rendre compte que j’ai réellement un souci ? Puisque vous le savez bien, on écoute moins son entourage parfois.

    Parce que ça, j’en sais franchement rien, ce n’est pas comme si je me voilais la face, je sais que j’ai un problème avec l’alimentation, et ce n’est même pas lié à un désir d’être plus mince et de ressembler aux cintres que l’on voit défiler au milieu de pseudos artistes ou bien aux aliens placardées sur les arrêts de bus, j’aimerai réellement être plus « grosse » et avoir l’air d’une vraie fille.C’est vrai que parfois je me contente d’une tomate parce que j’ai faim et que j’ai la flemme de trouver quelque chose de conséquent à manger. Mais ce n’est là encore pas une question de calories et de nourriture, mais de volonté à me forcer à manger plus qu’une seule assiette pleine. J’ai commencé depuis 1 mois (avec une grosse pause entre temps, la faute à l’emménagement et à la paperasse qui m’ont totalement fait oublier d’aller à la pharmacie) un genre de « traitement » à vrai dire c’est plus un régime inversé à base d’un complément pharmaceutique sous forme de bouteille à boire chaque jour, soit 600 calories dans 300ml (c’est plutôt pas mal, celle à la vanille a le goût d’une danette). Pour l’instant je ne vois pas d’énorme amélioration, à part quelque centaines de grammes pris je suppose, mais pas non plus un miracle, puisque ce qu’il faudrait c’est trouver une piscine abordable et pas trop loin (autre que celle au bas de chez moi qui a l’air de pratiquer des tarifs ridiculement peu avantageux…) et faire du sport, puisque manger pour manger… ça ne pourra jamais vraiment fonctionner.
    Parfois j’avoue en avoir marre de devoir tout le temps faire des efforts sans voir de résultats, je sais bien que je ne peux pas constater de changements en 1 semaine, mais je n’ai encore jamais réussi à me tenir un mode d’alimentation strict et manger plus que je ne mange actuellement. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Peut être qu’au final je suis malade ?

    J’aimerais écrire plus, aller plus dans les détails peut être, mais là je ne sais plus trop quoi vous dire, j’ai parlé assez sincèrement, plus sincèrement que je ne le fais d’habitude par rapport à ce sujet, soyez clémente, j’ai pu être un peu maladroite cette fois.

    Est-ce que vous avez déjà rencontré ce genre de souci ? Quels conseils aviez vous eu à ce moment là ? Des idées ou des conseils à me donner ?